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Flore Ravageuse
Déesse

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MessageLun 22 Jan - 0:09


Être immortel revenait à goûter à tous les plaisirs, à les explorer, les découvrir ou les oublier. Plus on avançait dans le temps, plus de nouvelles choses s'ouvraient à vous, vous faisant expérimenter des pratiques auxquelles l'on ne s'attendait pas vraiment. Pour Flore, elle n'avait jamais su combien de partenaires elle avait pu rencontrer jusqu'à maintenant, elle s'était arrêté de compter depuis bien des siècles et tant qu'ils la satisfaisaient, elle ne se souciait plus du reste. Alors l'on pouvait bien s’imaginer ses nombreuses expériences à elle, autant de bonnes que de mauvaises, il y avait eu de la violence, de la tendresse, il y avait eu du vrai, du faux, il y avait eu les coups d'un soir ou bien les "je t'aimerai pour l'éternité", mais avant tout, il y avait eu tous ces nombreux visages, toutes ces lèvres qu'elle avait pu embrasser, toutes ces mains qui avaient parcouru son corps et tout ça restait gravé en elle. La déesse avait beau avoir l'habitude d'oublier les noms, elle ne pouvait pas être plus reconnaissante envers ces personnes qui la faisaient se sentir elle-même, qui savaient satisfaire ses désirs. Mais ça serait oublier sa véritable nature : une reine prétentieuse et hypocrite.



Essoufflée, la déesse relâcha la pression sur ses muscles, fixant le rouquin avec un air d'incompréhension, elle ne savait décidément plus où donner de la tête. Quand leurs corps se détachèrent, Flore sentit comme un courant d'air glaciale venir lui frôler la peau, elle n'aimait pas cette sensation de n'avoir plus rien à quoi s'attacher, plus rien à palper ou à caresser, il n'y avait plus de chaleur. Elle rigola doucement aux paroles du rouquin, tout en se débarrassant de quelques mèches noires collées à son visage et des perles de sueur qui longeaient ses joues. Enfin et pour rapidement combler le manque de chaleur, elle se colla à nouveau à son partenaire, passant une jambe par-dessus les siennes et calant sa tête contre une épaule, s'amusant à glisser un doigt sur le torse.

_ Avant de dire ça, profite un peu de l'instant présent.

Elle comprit dans ses paroles qu'elle avait réussi à marquer l'esprit du rouquin, elle n'aurait su dire pourquoi, mais il était sûr qu'il s'était à présent attaché à elle. Elle aurait voulu lui dire de faire attention, il était dangereux de s'attacher à une femme comme Flore, surtout si c'était de manière si rapide. Encore une fois, il ne connaissait rien d'elle, il ne savait pas qu'elle s'apparentait plus comme à un piège duquel il était difficile de s'en défaire et puis, il ne savait pas qu'elle était à l'origine du malheur des humains qui se trouvaient ici. Tu es bien trop naïf.

Fermant les yeux, la déesse ne prononça plus aucun mot pendant de longues minutes, reprenant peu à peu son souffle. Elle se laissait bercer par la respiration de son partenaire, complètement vider de ses forces et si l'idée même de retourner au Panthéon ne lui aurait pas traversé l'esprit, elle se saurait endormie. Enfin, après un moment de silence qui semblait avoir duré une éternité, la déesse se redressa sur un coude, observant le visage d'Orhin contre lequel une de ses mains vint se poser.

_ Si tu veux me revoir, il te suffira de clamer mon nom. Je ne pourrai pas te garantir de venir à chaque fois, mais je pense que j'aurai un peu de temps libre à t'accorder.

Laissant le petit homme cogiter sur ses dernières paroles, la belle se redressa sur son séant, passant une main dans ses cheveux pour les dénouer avant de les faire voler pour les remettre en arrière, tournant ensuite la tête vers Orhin en attendant une quelconque réaction de sa part. Elle ne pouvait jurer de venir le voir tout le temps, après tout elle avait déjà de nombreux partenaires qu'elle voyait sur Terre, mais comme à chaque fois, elle seule décidait des visites. Si l'humeur n'était pas au rendez-vous, alors son absence pouvait durer des semaines. Mais c'était un pari à prendre quand on s'engageait avec Flore.

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Orhin T. Vixen
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MessageLun 22 Jan - 11:41
Le problème d'avoir à penser comme l'être que l'on arborait, en l'occurrence un humain, c'est que l'on est régit par certaines lois invisibles, penser au passé et se projeter dans le futur sont deux malencontreux mécanismes où l'humain peinait à dépasser. "Profite de l'instant présent". C'est vrai qu'il devrait le faire, or, cette rencontre fortuite n'avait eu que pour effet de provoquer un tumulte de sentiment se fracassant en lui telle une mer déchainée de façon incompréhensible. Il se sentait comme l'orage dans le triangle des Bermudes, ou plutôt comme l'enfant apeuré dans l'œil du cyclone. Sa vie l'avait tellement durci, il avait traversé tellement d'épreuve que ressentir quelque chose pour quelqu'un aussi fort et aussi vite, il se sentait désarmé, il se sentait immature, c'était peut-être beau quelque part, s'en était terrifiant.

Pourtant, il appréciait les caresses qui se baladait le long de son torse, ces petits instants de douceur qu'il n'avait connu que lors de courte rencontre à l'instar de celle-ci. Aelya fut la seule jusqu'à présent à avoir brisé ses défenses et réciproquement, tout deux apprenant à se connaître, apprenant à avoir besoin de l'autre sans jamais se plaindre, affrontant les dangers qui se présentaient à eux comme une famille, eux seuls contre tous. Il se rappelait la joie qu'il éprouva lorsqu'elle lui offrit le pendentif qui ornait son cou, le temps qu'elle avait du passé à le confectionner de ses petit doigts, un yin et yang fait d'ambre et de bois, ce que Flore provoquait en lui n'était pas moins appréciable, cependant, c'était trop brusque, trop impétueux, elle s'était introduite trop vite. Il réfléchit un instant pendant qu'elle se redressa, il pensait les mots qu'il prononça plus tôt, il pressentait la furieuse envie de la revoir une fois qu'ils se seraient quittés, il en était même certain, quand elle se retourna vers lui pour lui révéler comment ils pourraient se revoir, il afficha un rictus amusé.

Prononcer un nom pour que cette dite personne apparaisse comme par magie, voilà qu'il fallait qu'il se ménage sur son prénom.

Se redressant à son tour pour embrasser ses épaules, son cou. Elle lui donnait toujours autant d'effet. Il fallait cependant clôturer le moment, il était plus que temps. Il se leva du lit et chercha un instant ses vêtements et commença à se rhabiller. Il se doutait que ce n'était pas très poli de partir ainsi, tel un voleur de vertu, pouvait-elle seulement comprendre ses sentiments et motivations ? Il n'était pas du genre à se confier, elle devra s'en contenter.
Remettant son manteau sur ses épaules, il s'approcha d'elle, ses traits se durcissant, ne sachant déchiffrer l'émotion sur le visage de sa comparse.

- Ne me juge pas mais j'dois partir.  

Puis si c'était lui qui devait courir après elle, autant qu'elle se pose des questions, la magie résidait dans le mystère réciproque, puis, en y repensant, il avait abandonné Azzuen endormie, seule et démuni face au danger, son intuition lui intimait que Flore n'allait pas avoir autant de mal que ça pour repousser un quelconque ennemi que cette Allemagne nazi. Surtout après avoir repoussé une monstruosité comme celle qui les assailli précédemment dans la soirée.
S'approchant toujours plus d'elle, appréciant ses formes dans le noir et son odeur semblable au parfum provenant d'une saison encore inconnu, il continua :

- Puis si j'ai bien compris, je crois que je vais devoir attendre un peu et découvrir ce monde avant de te revoir.  

Dit-il en souriant avant de l'embrasser.

- Alors, quand tu auras un peu de temps, passe me voir. J'espère juste que lorsqu'on se reverra, tu seras plus encline à la conversation.  

S'il ne partait pas le premier, il savait que c'était elle qui allait partir d'un battement d'aile. Il se retourna, l'air sévère, le sentiment que le jeu ne faisait que commencer, que les menaces n'allaient que se multiplier, que la vengeance enfantine de Flore s'abattrait sur lui sans qu'il ne puisse l'anticiper comme ses visites passionnées, qu'il savait qu'elle ne lui révèlerait rien de plus. Et sans oublier le fait qu'il ne pourrait jamais retourner dans son monde. Chaque obstacle à sa faille, il se faisait, sur son honneur, de chercher cette faille. Plus que tout, Aelya était son soleil vers lequel il devait retourner.

L'avenir s'annonçait bien sombre. Et il quitta la pièce.
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Flore Ravageuse
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MessageJeu 25 Jan - 0:26


Semblable à une de ces statues grecques aux formes parfaites mais aux regards vides, la déesse s'était figée dans une position lascive, les jambes ramenées vers elle et ses mains les caressant; elle semblait attendre patiemment quelque chose. Seul son regard était en perpétuel mouvement, elle observait silencieusement, comme à son habitude, chaque mouvement du mortel, certainement à la recherche d'un défaut ou d'une qualité qui le différenciait des autres.

Elle ferma les yeux quand il vint lui embrasser la peau une dernière fois, lui arrachant ensuite une grimace quand elle remarqua qu'il avait commencé à rassembler ses affaires. Elle n'arrivait pas à savoir pourquoi il voulait partir au beau milieu de la nuit, surtout après ce qu'il c'était passé et ce qu'il pouvait bien l'attendre au-dehors du bunker. Monsieur devait alors sûrement être attendu ailleurs, visiblement par quelqu'un de plus important qu'elle pour partir d'une telle manière. Se voulait-il sinon mystérieux et désirable ? Ça, Flore n'arrivait pas à se l'expliquer, certainement parce qu'elle n'en avait que faire au fond d'elle, mais elle aurait préféré qu'il reste un peu plus longtemps, elle avait comme cette impression d'avoir été mise à nu pour ensuite être abandonnée, sinon ignorée. Ça la frustrée mais elle ne fit pas de remarques, se contentant seulement d'hocher vaguement la tête parce qu'elle savait qu'elle obtiendrait des réponses une fois retournées au Panthéon; Monsieur ignorait qu'il allait désormais être minutieusement observé dans le plus grand des secrets.

La belle leva la tête quand il s'avança à sa hauteur, souriant malicieusement à travers l'obscurité et lui prenant délicatement une main pour passer ses doigts à travers les siens, lui rendant un baiser aussi doux qu'une caresse. Il était sûr qu'elle viendrait le revoir, elle n'en avait certainement pas fini avec lui et puis elle avait toujours sa délicieuse vengeance qui brûlait en son sein, mais d'abord, elle préférait se sentir comme la personne désirée, celle qu'on attendrait désespérément de revoir même pour un instant.

_ On verra bien le moment venu.

Alors jusqu'à ce qu'il le décide, Flore se dit qu'elle allait se faire discrète pendant un long, très long moment, le temps que les idées se remettent en place et que la passion s'amenuise. Qu'est-ce que le désir s'il n'y a pas d'attente, elle n'aimait pas les choses précipitées. Et puis comme il avait dit, il y tant de choses à découvrir ici qu'elle était sûre qu'il l'oublierait aussi vite qu'elle est apparue, il sera beaucoup trop occupé à essayer de ne pas se faire tuer par une bête ou un ennemi.

Elle lâcha passivement sa main, se laissant tomber contre un oreiller et observant Orhin disparaître dans l’encadrement de l'unique porte de la pièce, se retrouvant désormais seule dans la froideur de la nuit à remuer ses émotions. Elle attendit d'entendre la porte principale du bunker s'ouvrir pour à son tour se rhabiller, cherchant péniblement ses affaires éparpillées dans le noir. Le vilain garçon les avait jetés aux quatre coins de la pièce, forçant la déesse à tâtonner à l'aveugle pour tenter de retrouver chaque vêtement.

Enfin de nouveau vêtue, Flore quitta la sombre pièce pour se retrouver dans la salle principale où brûlait encore le brasier, se dirigeant rapidement vers l'endroit où elle avait tantôt laissé sa cape. Et puis, enfilant son épais vêtement, la déesse jeta dernier regard à l'endroit, jugeant que jamais, ô grand jamais, elle ne pourrait apprécier pareil lieu. Pauvres âmes enfermées ici, elle avait presque de la peine pour eux, eux qui à présent, s'étaient retrouvés enfermés contre leur gré dans cette prison.

Mais la déesse, avant de disparaître dans les ténèbres, afficha un mauvais sourire. Évidemment, elle était une déesse, eux, le résultat d'une terrible vengeance.

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Divine meeting, le commencement d'une aventure - Rp Orhin/ Déesse Flore Ravageuse [sexy]
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