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Orhin T. Vixen
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MessageDim 17 Déc - 5:44
La nuit était d'un sombre ténébreux teinté d'une lumière haute jaillissant d'une lune semblable au monde d'où il provenait. Que serait un monde sans la merveilleuse et mystérieuse vue de sa petite sœur ? Elle comblait un vide, ou n'était-ce l'habitude de son monde. Habitué au vide, il ne s'imaginerait peut-être pas un vide laissé si la lune manquerait à l'appel.

Son sommeil était en proie à l'anxiété, ses pensées jusqu'à ses rêves étaient tournés vers sa protégée qu'il avait abandonné. La sueur suintait de ses pores. Le feu allumé plutôt crépitait encore des petites flammes séchant les goutes perlant le long de son visage. Un bruit ou une brise, il ne savait pas, il se releva d'un sursaut.

Aelya ...

Il haleta, forcé de constaté que rien de tout ça n'était un rêve. Sa compagne de fortune dormait encore à point fermé. Lui, ne se sentait plus âme à dormir. Il remit son long cuir pour se protéger du froid. Il s'y accoutumait lentement. Cherchant du carburant pour réalimenter le feu, il avait beau être un enfoiré, sa nature bienveillante prenait parfois le pas. Du moment qu'elle ne le remarquait pas.

Il sortit de la "gare", bien qu'il ne comprenait toujours pas vraiment le concept de cette bâtisse, des choses bien trop étrange et probablement issus du malin existaient dans ce nouveau monde. Comme son pistolet lui manquait.
Il fallait qu'il remette de l'ordre dans son esprit, il fallait qu'il évalue ses possibilités, ses capacités, le matériel dont il disposait et le principal point de ses envies : une sortie. Certes, il ne connaissait rien de ce monde mais il savait qu'il n'avait pas envie d'y rester. Et parmi toutes les cultures qu'il avait croisé le chemin, rien ne ressemblait à la "paix intérieur, le paradis, l'enfer". Peut-être le Valhalla, et encore, il n'y songeait pas vraiment.

 P*tain de merde ... Mais comment suis-je arrivé ici ...

Evoluant sa marche, ses pas l'avaient menés à longer une route près de haute herbe qui autrefois avait dû être verdoyante. Tournant la tête de gauche à droite, ce monde n'aurait pas été si mal s'il n'était pas si déjà mort. Soudain, en entendant un bruit, il ravisa sa dernière réflexion.
La première bête bondit sur le toit d'une charrette étrange en métal, cabossant sa coque encore plus qu'elle n'était. Son grondement ne lui intimait rien de bon, il avait déjà eu affaire à une meute de loup, il savait que les autres allaient arriver d'une seconde à l'autre. Détaillant que très brièvement la créature pour constater son étrangeté, il prit la direction des haute herbe, les jambes à son coup.

Si vous voulez vous en sortir avec un ennemi plus rapide que vous, usez de tout ce qui ce trouve à votre portée, même votre environnement. Cependant, continuant à courir, il déboucha sur un mini clairière circulaire au beau milieu du champ, il se fit volte face pour attendre les créatures, il était fait. Au moins mourir avec honneur, une seconde fois, au combat. Une mort naturelle et douce ne l'enchantait vraiment pas, aucune gloire à en tirer, aucune histoire à prodiguer après votre vie.
Puis, quand toutes les créatures s'apprêtaient à bondir des hautes herbes pour entamer la viande, il se stoppèrent toutes, sans exceptions.

- Qu'est-ce que ...

Il ne comprenait pas ce soudain revirement de situation, les bêtes reculaient doucement. L'idée qu'il puisse les effrayer était un son doux à ses oreilles mais sa lucidité l'en empêchait.


Dernière édition par Orhin T. Vixen le Jeu 11 Jan - 11:52, édité 1 fois
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Flore Ravageuse
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MessageDim 17 Déc - 6:34


Elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil, ses dernières nuits avaient été en proie à de terribles cauchemars qui lui montraient des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier, mais non, encore une fois, ils revenaient sans cesse pour lui rappeler ce qu'elle avait subi, comme une cicatrice qui jamais ne veut partir. Elle avait tourné en rond, ayant essayé de s'occuper l'esprit, mais rien ni faisait, il y avait toujours cette terrible angoisse qui l'empêcher de se rendormir. Alors elle s'était rendu silencieusement dans la salle principale du Panthéon, dans l'espoir de voir quelques humains éveillés à cette heure-là. Mais il n'y avait qu'un seul pion debout, un petit nouveau qui s'était joint au jeu. Pourquoi être réveillé à une heure pareille ? Ça l'intriguait. Et puis, quitte à se changer les esprits, autant le faire correctement.

[ ... ]

Le Plateau avait commencé à être recouvert d'un épais voile blanc, forçant Flore à ressortir son habituelle cape en poils de bête pour se couvrir. Elle avait pris le temps de se coiffer et de se maquiller, il ne fallait tout de même pas se présenter n'importe comment devant les nouveaux, ce n'était clairement pas son genre. Enfin arrivée sur place, elle n'avait pas directement prit forme humaine, préférant d'abord voir ce que faisait le petit rouquin. Il semblait cherchait quelque chose, mais sa recherche fut vite coupé par l'apparition de quelques bêtes. Oh, comme c'est dommage.

Elle l'avait rapidement suivi comme une ombre, traquant elle aussi à son tour cette proie avec laquelle elle comptait s'amuser, mais il ne fallait pas que les créatures s'en chargent en premier. Enfin, ils déboulèrent sur une petite clairière, mais l'humain était dans une mauvaise position, prêt à finir en goûter nocturne. C'est alors que Flore se dévoila sous les lueurs de la lune, apparaissant derrière Orhin quand ce dernier eut le dos tourné. Elle usa de son aura pour forcer les bêtes à reculer, jusqu'à finalement les faire partir. Enfin, un tintement de bracelets qui s'entrechoquent lui dévoila sa position et elle contourna le jeune homme pour faire face à lui, lui affichant un doux sourire comme si de rien n'était.

_ Décidément, tu es un homme bien courageux pour sortir en pleine nuit. En plein hiver, qui plus est.

Elle le détailla de bas en haut, s'arrêtant sur de futiles détails de ses vêtements et de son visage, comme si elle cherchait à se le graver dans l'esprit. Plutôt bel homme, qui semble avoir vécu de nombreuses aventures. Elle remua des épaules pour remettre correctement sa cape, faisant ensuite un pas de plus dans la direction de l'humain et lui tendit docilement une main.

_ Flore, enchanté de te connaître.

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Orhin T. Vixen
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MessageLun 18 Déc - 14:51
Une vague, frêle et puissante, savant mélange s'employant à faire déguerpir les monstres tapis dans l'ombre. Soulagement pour Orhin Vixen, il n'avait d'autre arme que ses poings mais il se sentait déstabilisé, quelle surprise arrivait encore à lui ? Une voix, sensuelle et brute, une silhouette fine et agréable à la vue, le regard perçant, il fronça les sourcils, tentant de résister à cette aura si particulière. Avant qu'elle ne se mette à se prononcer, il comprit qu'elle était singulière en plus d'être doté d'une beauté sauvage, émanant un charme indompté, il devait se concentrer pour ne pas se laisser perturber.

Analysant chacun de ses mots, dans un milieu hostile et inconnu, chaque rencontre à son importance, chaque détail comptait, son premier avis fut qu'elle détenait plus d'informations que sa précédente rencontre. Alors, lorsqu'elle lui tendit la main, il se méfia. Toujours mut par une colère incomprise, il sentait qu'il ne pouvait avoir la même réaction qu'avec Azzuen, elle était bien trop différente, bien trop spéciale, aussi, pour ne pas lui faire remarquer, elle saisit sa main d'une bonne poigne et la fit valdinguer comme s'il s'agissait d'une vulgaire roturière en crachant un mince filet de bave sur le côté.

- Enchanté m'dame. Orhin Vixen.

Répondit-il en ochant la tête avec un petit sourire malicieux. Lui aussi aimait le charme.

- Merci bien du compliment m'dame, mais une question, encore qu'un homme doit avoir ses raisons de traîner dehors la nuit, qu'elles peuvent-être les raisons d'une femme de sortir la nuit dans pareil endroit ?  

Prendre à revers, diriger la conversation, collecter des informations.
Dieu qu'il aurait apprécier un peu de tabac brun à fumer, rien de tel pour engourdir une conversation avec une femme. Du moins dans son monde, ici, il ne savait à quel genre de personne il avait à faire. Azzuen lui avait fait part de sa provenance et de son époque, il avait sincèrement du mal à y croire, mais les certaines similitudes de son vieux prussiens et de son allemands le laissait perplexe, d'ailleurs, il avait encore du mal avec ce mécanisme automatique de la pensée à comprendre n'importe quelle langue. Il se demandait d'où venait celui de son interlocutrice.

Par chance, les monstres sont partis, je ne sais pas pourquoi, mais elles pourraient revenir.
Lui en revanche, était revenu à sa langue natale. Il la reluquait de haut en bas sans gêne aucun. Si son apparence pouvait provoqué de l'appréhension, il en était de même pour cette Flore, une cape de peau de bête, voilà qui n'avait pas l'air commun, du moins, il avait croisé certaines personnes avec ce genre d'habit mais ce n'était pas tout le monde qui pouvait s'acheter ce genre de vêtement.

Serait-elle d'une quelconque noblesse ?
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Flore Ravageuse
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MessageLun 18 Déc - 15:49


Goujat.

Elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, son visage affichant une légère grimace de dégoût quand monsieur lui empoigna la main d'une fermeté particulièrement masculine, rajoutant par-dessus... un crachat. Fabuleux. Se massant la main par réflexe et comme pour se débarrasser d'une terrible sensation de dégoût, son sourire disparu subitement quand elle se rendit compte à qui elle avait affaire : un énième torchon humain avec le comportement d'une bête. Elle commençait à regretter d'être venu pour rien, autant elle aurait dû laisser les bêtes se charger de son sort. Mais elle hésita, il ne savait pas à qui il avait affaire, mais il devait sans doute se douter de quelque chose. L'on n’apparaît pas comme par magie au beau milieu de la nuit et vêtu de tels habits aussi propres que les siens. Non, elle pouvait s'amuser avec lui, il lui fallait juste un peu de... patience.

_ Une subite insomnie. Et puis, rien de mieux qu'une petite ballade pour se changer les idées.

Il n'avait pas besoin d'en savoir plus, c'était largement suffisant pour un être comme lui. Ainsi, monsieur n'était pas un homme bien élevé, elle pouvait très clairement le voir en train de la dévorer du regard, encore aurait-elle pu apprécier cela, mais de la façon dont il le faisait, elle se sentit comme un morceau de viande que l'on tendrait à un chien impatient. Il n'aurait pas pu être un poil discret ? Visiblement, non, et ça la rebuta. Mais elle se tut, préférant lui tourner le dos pour couper court à son visionnage, s'éloignant du jeune homme vers la direction par laquelle il était arrivé. Tandis que le froid commençait à lui mordre la peau, Flore songea à ce qu'elle pouvait faire avec lui, ils n'allaient pas rester sur place à se regarder dans le blanc des yeux. Et puis de toute manière, cela ne servirait à rien de rester ici, il y avait mieux comme endroit pour faire connaissance.

_ Tu sais, il n'est pas commun de se promener seul au beau milieu de la nuit, surtout quand l'on est sans défense. Et puis, il faut toujours être accompagné de quelqu'un, qui sait ce qui peut arriver...

En prononçant ces paroles, la déesse avait tourné la tête vers Orhin, lui lançant comme un regard subtilement malicieux, l'invitant à la suivre. Premier choix, il pouvait rester ici et les bêtes ne tarderaient pas à revenir (l'on ne laisserait jamais filer un tel repas), second choix : il la suivait. Alors, c'était tout à son honneur, en vérité. Quant à Flore, elle se mit à patienter, si monsieur hésitait, ça couperait court à la conversation et elle ne resterait certainement pas une seconde de plus avec lui, elle n'allait tout de même pas perdre son temps.

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Orhin T. Vixen
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MessageLun 18 Déc - 17:03
Il laissa échapper un petit rire. Cela l'amusait d'avoir calmé l'illusion première qu'elle avait du se fixer sur lui. Il appréciait l'idée qu'elle puisse supposer connaître la personne d'un premier regard, jaugeant avec confiance, quand la dite personne en question était tout autre. Voyant le dégout de la princesse, il était satisfait, assurément, elle devait avoir le sang bleu et non mêlé à celui de la plèbe. Il n'en avait cure mais cela l'amusait également. Habituellement, il n'était pas adepte de ceux qui posaient des étiquettes sur les gens, pour son propre cas, il y prenait un malin petit plaisir quand l'appât mordait à l'hameçon. Surtout quand cette nouvelle rencontre se faisait dans des circonstances obscures, elle apparaît au beau milieu de nulle part, les bêtes s'enfuyant à son arrivée, mû d'une confiance aveugle dans un monde si dangereux pour seule et unique raison : "d'Une petite ballade pour se changer les idées".

- Voyez vous ça.  

Comment pouvait-il la croire ? Il l'acceptait, il ne pouvait blâmer un comportement qu'il venait de provoquer. De plus, ce petit jeu entre eux était exquis, pour quelques instants, elle lui faisait oublier ses maux tumultueux, sa colère, sa tristesse, sa peur, sa peine. Dans un regard, il se laissait s'abandonner dans une nébuleuse agréable, un semblant de volupté dansant dans leurs auras, sentant la même émotion que lorsqu'il regardait une aube ou un crépuscule quand son côté le plus sensible ressurgissait. Il se laissait à apprécier cette ballade immobile, remerciant secrètement le ou les dieux, qui qu'ils puissent être, pour cette substitution, transposer son malheur par un moment des plus insolites, à l'encontre du bon sens lui-même, le temps semblant s'allonger de tout son long.

Elle tourna les talons. Il plissa les yeux. L'instant de transcendance prit fin brutalement.
Dans un réveil soudain à la réalité, il se remémorait qu'elle en savait bien plus qu'elle ne voulait le faire entendre. Ses mots, sa présence, la raison quelle qu'elle puisse être pour elle d'être ici le pressentait. Chaque parcelle de son corps vibrait de ce sombre dessin. Il se rembrunit. Elle tourna la tête vers lui, le jeu reprenait.

 Toi, je ne sais pas qui tu es mais ... Tu commences à me plaire !

Il accepta l'invitation et emboîta le pas pour la rattraper, choppant une brindille au passage pour lui faire passer l'envie du tabac. Il ne savait plus où donner de la tête avec ce genre de femme, alors, il se laissait à penser qu'il valait mieux pour lui de se laisser guider par elle, en supposant qu'elle en connaisse bien plus qu'elle ne le l'admettait, il était surement préférable pour lui qu'il ne tente pas de faire le plus intelligent de l'histoire, surtout qu'il n'aimait pas réellement ce rôle.

- Ouah, vous en savez des choses.  

Ecartant les hautes herbes devant lui pour continuer son chemin, il reprit :

- En fait, j'aimerais bien en savoir un peu plus, si c'est pas trop vous demander. Genre ...

Pourquoi ce n'était pas commun de se promener seul la nuit ? ou pourquoi c'était plus judicieux d'être accompagné ? Il en avait à présent une petite idée.

- Sur ce monde, le pourquoi du comment, je ne suis pas un réel accoutumé de la région pour être honnête.  

Il s'osa :

- Et un peu plus ... Sur vous.  


Dernière édition par Orhin T. Vixen le Mer 20 Déc - 11:44, édité 1 fois
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Flore Ravageuse
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MessageMar 19 Déc - 1:05


À la bonne heure, monsieur accepta de la suivre, ce qui lui redonna tout compte fait le sourire. Au fond d'elle, elle n'avait pas vraiment eu envie de retourner au Panthéon, sachant qu'elle n'aurait jamais trouvé le sommeil et aurait passé des heures à tourner en rond. Non, elle aurait pu faire autre chose, il y a tellement de monde à embêter ici que les choix sont larges. Mais c'était Orhin qu'elle avait choisi et elle ne voulait pas qu'il lui échappe, même si monsieur avait le caractère rustre, Flore pouvait bien passer au-dessus de cela, il lui en aurait fallu beaucoup pour abandonner.

La nuit était propice au silence, il n'y avait pas une âme qui vive dans les environs des routes, pas même une hideuse créature pour venir les embêter. Elle laissa diminuer la puissance de son aura, il ne fallait pas qu'elle s'épuise si rapidement et puis si une bête venait à apparaître, il lui suffisait d'utiliser un peu de ses pouvoirs, Croc ne lui voudrait très certainement mais elle s'en fichait, elle ne voulait pas qu'on la dérange elle et sa nouvelle rencontre. Tandis que la déesse s'était perdu dans ses songes, Orhin prit la parole pour lui demander des informations. Évidemment, cela ne l'étonna pas, chaque pauvre âme perdue ici se demandait ce qui se tramait sur le Plateau, surtout quand on se doutait qu'une femme comme Flore semblait cacher bien des secrets sur cet endroit. Mais aussi, il demanda des renseignements sur elle. Elle fit mine d'arquer un sourcil suite à sa demande, se mettant à faire semblant de réfléchir, il lui fallait répondre sérieusement, mais sans en dire trop.

_ Oh... Tu sais, je suis seulement une habituée du coin. J'erre ici depuis suffisamment longtemps pour savoir comment me débrouiller seule. Et puis, je suis seulement une femme qui recherche un peu de compagnie pendant ses nuits glaciales. Mais si tu veux en savoir plus sur moi, tu devras le mériter.

Elle lui adressa un charmant sourire qui voulait tout dire, jugeant que ses dernières paroles allaient suffisamment attiser sa curiosité, elle n'allait pas tout déballer comme ça sans rien n'en échange, il lui fallait ruser assez longtemps pour faire durer le plaisir. Se passant la main dans les cheveux, la déesse se mit à contempler les alentours, appréciant le moment de calme qui lui était donné. Ils rejoignirent très rapidement la première route, mais apparemment ils étaient encore loin de la gare d'où venait Orhin. Le bougre avait couru loin en réalité.

Les claquements de ses talons contre le béton se mirent subitement à résonner, brisant le lourd silence de la nuit. La déesse contourna une première carcasse de véhicule, jetant un coup d’œil par curiosité à l'intérieur (et surtout pour vérifier si quelque chose de vivant s'y trouver), tournant ensuite la tête vers Orhin tandis qu'elle progressait à travers un cimetière de voitures.

_ Et toi, dis-moi en plus. Attend non, laisse-moi deviner... tu n'as pas le physique d'un homme sédentaire, tu n'as pas l'air d'être du genre à rester au même endroit très longtemps. Oh, un aventurier peut-être ? Ou un marin ?

Elle se devait d'avouer qu'elle n'avait pas cherché à en savoir plus sur lui quand ses compères l'avait choisi pour le Plateau, elle avait sûrement dû hocher la tête en faisait mine d'être intéressé. Mais Flore savait reconnaître un homme qui avait vécu une vie remplie d'aventures, elle avait suffisamment traversé les âges pour le savoir.

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Orhin T. Vixen
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MessageJeu 21 Déc - 13:35
- Tu m'en diras tant.  

Puisqu'elle transgressait les règles de la politesse, il en ferait de même pour danser sur un même pied d'égalité. Il aimait les défis, surtout ceux façonnés par les femmes se prétendant inaccessible, pratiquant un chemin mêlant séduction et danger. Il s'avouait cette arrivée vraiment intrigante, le son de ses pas sur le sol étrange de pierre minuscule toute accolé les unes avec les autres lui intimait qu'apparaitre au beau milieu de nulle part n'était pas sincèrement du domaine du hasard. Tout d'ailleurs dans son style vestimentaire laissait supposait qu'elle n'avait rien en commun et qu'elle s'exprimait avec retenue. L'on ne portait pas une telle cape d'animaux sans posséder quelques moyens financiers.

Elle l'avait amené sur son trajet précédemment emprunté, fouillant de parts et d'autres l'une de ces choses de métal à vitre avec roues d'une matière inconnu en décidant au bout d'un moment de s'intéresser à lui. Ses courbes et manières sensuelles avaient bien évidemment son petit effet sur Orhin, cependant, sans crier gare, les dernières paroles le mirent mal à l'aise, autant qu'il ne comprenait pas le mot marin, il supposait que cela ait un lien avec le mot matelot et sa seule expérience fut en tant qu'esclave. Il ne pouvait la blâmer de ce qu'elle ne savait pas, aussi, il grimaça discrètement avant de répondre.

-  On peut dire ça. Disons que j'ai vu bien du pays avant d'arriver je n'sais comment ici.

Il mâchouilla sa brindille avant de reprendre, la vision dans l'horizon éclairé de par cette lune d'argent.

- J'ai l'impression que la vie parfois se montre très subtil, genre vous place sur un chemin, pour certain un échiquier, dont nous ne pouvons connaître le sens qu'au bout du voyage ou de la partie.  

Il s'arrêta un instant pour mâchouiller sa brindille.

-  Alors pour c'coup ci, j'me pose des questions.  

Il posa son regard sur Flore, dégageant une incandescence de passion. Elle était belle. Il avait envie d'elle. Il se rapprocha d'elle, se demandant si elle ressentait cette attraction presque bestiale entre eux.

-   Je me demande ... d'abord ... Où on est.

Derrière elle, une de ces charrettes vide en métal et fort peu d'échappatoire. Il jeta sa brindille.

-  Ensuite ... Comment toi, tu es arrivé en ce monde.  

La proximité entre eux devenait tellement minime que la soulever et la prendre contre la paroi de la charrette devenait une pensée presque interdite.

- Puis ...  

Il passa son bras gauche contre la charrette à la droite de son visage, il la voulait pour elle, même ses yeux lui déchainait passion dans toutes les fibres de son corps. Mais dans la vitre ...

- Je me demande ...  

Il vit quelque chose arriver à toute vitesse derrière lui. De sa main droite, il empoigna d'un geste furtif la poignée de ce qui ressemblait être la porte de la charrette contre laquelle Flore n'était pas appuyer.

-  Comment une femme comme toi ...  

Suivant la taille du reflet grossissant dans la vitre, il s'approchait encore plus de Flore, son visage toujours plus près du sien, ses lèvres encore plus près des siennes et conclu ce moment délicat.

- Peut-elle survivre dans un endroit comme ça.  

D'un coup sec, il contracta toute la puissance qu'il put pour décrocher la porte à la gauche de l'objet de sa convoitise pour que d'un mouvement circulaire, il percuta violemment le monstre chargeant sur lui l'envoyant rebondir plus loin. Il n'avait fait qu'utiliser la vitesse de son ennemi pour la retourner contre lui finalement. A sont tour, il courut vers l'animal sonné pour la battre au visage avec la porte de métal, exprimant enfin sa rage d'incompréhension sur sa présence en ce monde pour tuer l'animal. Si animal pouvait-on dire. Cela ressemblait à un gros chien noir mais issu de nos songes et cauchemars.

Elle ne doit pas vivre seule, c'est impossible.  

Se tournant vers elle, il reprit, le sang sur ses vêtements et légèrement sur son visage sombre de sa fureur précédente.

- Comment fais-tu pour manger là où rien ne pousse ? Pour boire là où il n'y a pas d'eau ? Pour simplement vivre dans un endroit comme ça ? Que ne me dis-tu pas Flore ?

Au moins, les choses étaient claires, son repas était peut-être devant lui, si tentait que cette viande était mangeable, et qu'il ne croyait qu'à moitié cette belle demoiselle devant lui et qu'il n'allait apprécier qu'à moitié que cette demoiselle en question lui fasse du charme alors que celle-ci ait un gentil petit mari qui l'attendait dans leur chaumière.
Des bruits de pas au loin se faisaient entendre, probablement les monstres qu'il rencontra plus tôt.

- On ne devrait pas rester là.  
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Flore Ravageuse
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MessageJeu 21 Déc - 16:13


Elle avait eu raison, Orhin était une sorte de voyageur. Peut-être irait-elle fouiller les archives du Panthéon pour se renseigner un maximum une fois rentré, mais pour le moment, elle avait mieux à faire. Une de ses mains vint s'appuyer contre la carrosserie froide d'un véhicule, tandis que ses yeux restaient accrochés à Orhin, continuant de le détailler pour tenter de saisir un détail important, ou un secret. Il semblait divaguer, dire des choses supposément philosophique qui n'avait aucun sens à entendre pour elle, son statut de déesse ne lui permettait pas de comprendre ses choses humaines, mais elle s'imagina que ça aurait eu une répercussion si elle avait été une mortelle. Enfin, il tourna les yeux vers elle, affichant un regard qui désirait quelque chose.

Il commença à se rapprocher, mais la déesse ne bougeait pas, comme soudainement intéressé par ce qu'il avait à dire. Mais il ne demandait encore que des réponses à ses questions, pourquoi diable ne pouvait-il pas être patient, même pour deux petites minutes ? Alors, plus il avançait, plus elle fut obligée de commencer à reculer et c'est alors qu'elle saisit l'objet de désir qu'Orhin convoitait : c'était elle. C'était son regard, sa manière d'avancée, ça lui sauta aux yeux. Le regard émeraude de la déesse changea soudainement, affichant un certain désir mélangé à de la curiosité. Un subtil sourire se dessina sur ses lèvres quand elle comprit, continuant à reculer comme si elle se sentait inatteignable.

Elle aimait ce petit jeu de domination, encore fallait-il savoir qui allait mener la danse. Il avançait, encore et encore, ne parlant sans cesse. Elle voulait qu'il la ferme, mais elle le laissa finalement continuer, il aura ses réponses quand elle le décidera. Enfin, son corps se heurta contre une voiture, l'empêchant d'aller plus loin. Mais lui, ne cessait de se rapprocher si bien qu'elle se retrouva rapidement prisonnière. Son regard ancré dans celui du rouquin, Flore commença à bouillonner; oh misère qu'il était charmant malgré son fort caractère. Pourquoi avoir choisi un moment pareil pour faire ça ? Il aurait très bien pu attendre un endroit plus chaleureux.

Tandis qu'elle commençait à sentir le souffle d'Orhin contre sa peau, une ombre passa furtivement dans le dos du jeune homme, ce qui changea brutalement l'expression de la déesse du désir à la colère. Elle détestait être interrompue. S'apprêtant à claquer des doigts pour agir, elle fut soudainement coupée par une intervention d'Orhin et tout se passa très rapidement. Une porte arrachée de ses gonds, un colossal choc contre la portière, suivit de grognements et tout ça en peu de minutes.

N'ayant rien pu faire, Flore était restée immobile contre la voiture, regardant la scène d'un air ébahit. Non, elle ne s'y était clairement pas entendu, si bien qu'elle dut attendre de longues secondes avant de se rendre compte de ce qu'il se passait. Puis ce fut un carnage sanglant, elle pouvait voir une sombre flaque de sang apparaître là où désormais siégeait le cadavre du monstre. Elle observa longuement ce qui restait de la bestiole, avant de lever les yeux vers le rouquin, qui avait à présent les vêtements et le visage tâchés de sang. Furieuse à cause de ce qu'il venait de se passer, la déesse s'apprêta à prendre la parole pour lui répondre, avant d'être coupé par Orhin, indiquant qu'ils devaient partir. Elle pouvait maintenant comprendre la détresse des humains piégés ici, ils ne faisaient que courir pour tenter de survivre, mais pour elle, ça l'énervait.

Alors que les deux compères avaient commencé à s'éloigner, Flore cogitait. La gare n'était plus bien loin et c'était là-bas qu'ils se rendaient. Où aller, sinon ? Il n'y avait rien ici, si ce n'était que des routes ou des véhicules laissés à l'abandon. Et puis il y avait toujours ces atrocités qui les poursuivaient. Elle ne pouvait pas courir, son attirail ne le lui permettait pas, et puis, elle, courir ? Quelle blague. Non, elle voulait prendre son temps, rien ne pressait. Elle saisit alors la main d'Orhin, le forçant à ralentir.

_ Arrête-toi, tu ne crains rien tant que tu restes avec moi.

Son regard était sérieux pour une fois, elle ne plaisantait pas et rien ne laisser supposer qu'elle le faisait. Elle tourna alors la tête en direction des bruits au loin, avant de se concentrer une infime seconde, relâchant subitement la puissance de son aura qui s'étendit jusqu'à la position des monstres qu'elle pouvait voir grouiller dans les hautes herbes; ils se rapprochaient dangereusement. L'air changea soudainement, devenant glaçant et l'on pouvait sentir comme une terrible pression atmosphérique. Flore avait cette sensation de pouvoir sentir la terre gronder sous ses pieds, visiblement son pouvoir s'en était mêlé sans qu'elle ne le veuille. Non, il ne fallait pas qu'elle se serve de son élément.

Et puis, il n'eut soudainement plus rien après de longues minutes d'attente. Les monstres firent rapidement demi-tour à cause de ce que Flore venait de faire et quand elle relâcha la pression, elle fut prise d'un vertige, se rattrapant à Orhin pour ne pas perdre pied. Elle était presque à bout de souffle, son cœur battait à tout rompre. Merde. Elle avait peut-être un peu trop usé de sa capacité, être sur le Plateau ne lui permettait pas d'user de son aura comment elle le souhaitait. Mais au final, c'était mieux ainsi, ils avaient enfin un semblait de paix et après ce qu'il venait de se passer, il était sûr que les bestioles n'allaient pas revenir de sitôt. Maudis-soi tu Croc, toi et tes foutus monstres. Se redressant, elle écarta quelques mèches de cheveux collés à son visage, tentant de garder un minimum de dignité. Et il fallait le dire tout de suite : elle n'était clairement pas de bonne humeur, ça se voyait à son expression, à ses sourcils froncés et à ses traits tendus du visage. La désirable Flore avait disparu, laissant place à cette facette à laquelle on s'attendait le moins.

_ Très bien, tu auras toutes les réponses que tu veux le moment venu, vu que tu ne désires que cela. Mais en attendant, j'ai besoin de me poser dans un endroit où nous ne seront plus dérangés.

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Orhin T. Vixen
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MessageJeu 28 Déc - 15:27
Ils s'éloignèrent de la scène d'un pas décidé, mené par Orhin, guettant de temps à autres d'un regard arrière s'ils n'étaient pas poursuivis. Il n'avait jamais vu ce genre de créature et cela l'effrayait quelque peu, comme l'inconnu pouvait effrayer n'importe qui qu'importe la coutume et l'essence. Avançant dans la pénombre du jour qu'il n'avait encore pas vu, les flocons de neige s’immisçant dans tous les contours de leurs personnes qu'ils pouvaient atteindre, il ne saisissait toujours rien de ce qu'il lui arrivait, il ne pouvait que s'estimer chanceux d'être prêt d'elle. Elle, désirable inconnu provoquant tumulte désirs et d'émotion en son être. Elle, qui par sa seule présence, gonflait Orhin de courage et d'envies inexpérimentés bien qu'incertaine.

Elle lui prit la main pour le retenir.
Alors qu'elle prononça sa phrase, son cœur s'emballa. Une peur saisissante le prit, incapable d'en déterminer la cause, incapable de la contenir. N'avait-il jamais ressenti pareil sensation auparavant ? Faisant le tour de la question, il ne parvint pas à trouver ni un moment, ni une personne hormi Aelya mais c'était bien différent de ce que ce petit bout lui apportait.

Tant que tu restes avec moi …  

Ces derniers mots restaient ancrés en lui, résonnant comme un écho dans la plus sombre et immense des cavernes. Cette fois, l'envie de l'approcher, de l'embrasser était tout aussi forte que précédemment mais ces envies prenaient une tournure qu'il n'avait pas envisager. Il détailla son visage, comme s'il voyait pour la première fois, sondant ses traits comme si la lumière l'éclairait alors qu'il faisait nuit. Personne ne lui avait dit cela auparavant hormis Aelya. Une onde, froide et agaçante, étrange et pesante, lui fit perdre l'équilibre de ses pensées mais il tint bon, ce qui n'était pas le cas de la belle demoiselle.
Elle tituba avant de se raccrocher à lui. Sombre cadeau dont il décelait la complexe beauté de ce geste du destin. Il la rattrapa, de sa plus délicate intention afin de ne pas la brusquer plus que la sensation qu'elle dut avoir n'avait détint sur elle.

Mais les mots et l'expression qu'elle arbora brisa tout.
Et qu'il est bon de voir et découvrir chaque facette d'une personne. Cela l'assombrit.

-  Bien. Répondit-il sèchement.  

Il lui restait suffisamment de force pour la soulever, un bras en dessous des genoux et un autre en dessous de son dos. Il ne savait pas si elle avait assez de force pour continuer mais il prit l'initiative.
Bravant la tempête nocturne devant eux, il vit au loin une sorte de petite bâtisse ronde et grise, prenant progressivement la neige. Il s'approcha de la porte et d'un coup de jambe, enfonça la porte.
Ils entrèrent et lui intimant qu'il pouvait la poser, il s'obligea. Il faisait sombre, alors, comme précédemment pour Azzuen, il fit un feu pour se réchauffer. Dommage pour la bête, il avait faim également.
Le feu crépitait entre eux, des étincelles parsemant l'étreinte du feu à ses alentours. Ils étaient assis, tout deux observant les flammes dansantes d'un air songeur, il ne savait quoi dire, pensant qu'elle était toujours irrité alors il brisa le silence, relançant le vif du sujet, pensant qu'il voulait à présent juste en savoir plus sur elle qu'avoir de simple informations essentielles.

- Alors … Tu m'as promis des réponses.  

Comme elle avait tort de penser qu'il ne désirait que cela, mais bon, si elle ne voulait que percevoir cela, qu'elle le fasse. Qui était-il pour forcer les pensées d'une personne ? Personne.
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Flore Ravageuse
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MessageJeu 28 Déc - 17:26


Se pinçant l'arrête du nez, la déesse fut soudainement submergée d'un intense mal de crâne, elle pouvait sentir ses mains trembler et il lui fallut de bonnes minutes avant de réussir à se calmer, prenant de grandes inspirations pour tenter d’apaiser ses pouvoirs qui semblaient s'agiter de plus belles; elle pouvait de nouveau sentir la terre gronder, remarquant que des bosses se formaient sous terre, non loin de sa position. Enfin, après avoir réussi à reprendre le contrôle, elle se tourna vers Orhin, non pas sans afficher un petit air supérieur mais qui se changea subitement en surprise quand elle sentit son corps se faire soulever.

_ Qu'est- ce que... !

S'accrochant dans la foulée au rouquin pour ne pas tomber, la déesse le regarda d'un air étonné, se demandant à quoi il pouvait bien jouer. Avait-il eu pitié d'elle et de son état ? D'accord, elle avait usé une bonne partie de son énergie mais elle ne voulait pas passé pour une faible qui avait besoin de l'aide d'autrui pour se déplacer. Mais au fond et sans se l'avouer, elle appréciait le geste, cela prouvait que monsieur n'avait pas totalement un comportement de chien. Alors, posant sa tête contre l'épaule d'Orhin, Flore se laissa bercer par les mouvements, emmitoufler dans sa cape, tandis qu'une tempête glaciale prenait possession des environs.

Les yeux fermés, la belle ne songeait plus à rien, tentant vainement de récupérer un peu de ses forces. Mais un geste brusque et un fracas métallique la firent sursautés, se rendant compte que le mortel venait d’enfoncer une porte pour ensuite pénétrer dans une petite bâtisse. Touchant enfin la terre, la déesse se débarrassa des nouveaux flocons qui siégeaient sur ses épaules et sur sa chevelure, avant d'inspecter du regard leur nouvel abri. Poussiéreux, crade, sombre, tout ce que Flore aimait, ce qui lui arracha une moue digne d'un enfant mécontent. Mais ce n'était pas le moment de jouer les pointilleux, au moins ils avaient un toit. Tandis qu'elle restait immobile au centre de la pièce, Orhin s'attela à la confection d'un feu, ce qui fit paniquer la déesse quand elle s'en rendit compte : elle craignait les flammes. Comme si elle venait d'être piqué à vif par un insecte, elle s'éloigna suffisamment du brasier pour ne pas être touché par une étincelle, s’asseyant face à Orhin quand ce dernier posa son séant à terre.

Enlevant son épaisse cape qu'elle mit sur ses genoux, la déesse fit passer ses doigts dans ses cheveux pour les dénouer, avant d'arranger correctement sa coiffure pour ne pas ressembler à une hystérique. Enfin, elle fixa silencieusement Orhin, toujours cet air sérieux accroché à son visage. Elle se demandait pourquoi elle n'avait pas quitté les lieux plus tôt pour retrouver le confort et la chaleur du Panthéon, mais en voyant Orhin, elle eut soudainement pitié. Le pauvre petit lui évoquait comme un bambin perdu au milieu d'un terrain inconnu, demandant seulement qu'on lui tienne la main pour le guider. Mais ici, le gamin se serait fait déchiqueter dès les premières minutes de son arrivée. Alors elle jugea qu'elle était seulement resté pour voir où aller mener cette histoire.

Une violente bourrasque au-dehors la fit sortir de ses songes, alors que le jeune homme prit enfin la parole pour réclamer son dû. Ah, oui, c'est vrai. Faisant tinter ses bracelets, Flore agita les épaules pour se débarrasser de quelques mèches ébène, avant de se racler discrètement la gorge. Son regard qui s'était posé sur les flammes, se leva vers Orhin, affichant comme un air sombre mais mystérieux. Elle leva alors trois doigts d'une main, comme pour indiquer quelque chose.

_ Trois questions, pas plus. Ne demande pas pourquoi si peu, sinon où serait le plaisir s'il n'y a pas de mystère. Alors, choisi bien tes mots, parce que je ne répondrai à plus rien ensuite.

Et elle était sérieuse, elle ne voulait pas non plus passer son temps à répondre à des questions et puis, il ne fallait pas que toute la vérité soit déballée aussi précipitamment, il fallait laisser un peu de suspense.

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Orhin T. Vixen
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MessageLun 1 Jan - 13:45
- Trois questions ...  

Il esquissa un rire ironique en se levant pour explorer l'endroit, peu haut, au toit arrondi.

- Ca fait cher la conversation.  

En vérité, il voulait lui poser des centaines de questions mais il acceptait ce jeu de condition, ajoutant plus de mystère entre eux, il avait surtout envie de la connaître elle, oubliant tout le reste mais un détail restait ancré en lui bien que son cœur commençait à battre pour une seconde personne. Aelya, sa fille, sa petite sœur, son soleil et sa lune. Il ne pouvait l'abandonner, à l'heure qu'il était, elle devait soit être morte, soit quelque part à l'attendre dans son monde, il devait en avoir le cœur net. Lançant un regard brisé vers Flore, il dit :

- J'aimerais en savoir plus sur ce monde, son étendue, ses limites, sa magie ...   Si elle croyait qu'il n'avait pas remarqué le sol se mouvoir pendant son étourdissement ou sa méfiance pour le moins étrange au feu, elle se mettait le doigt dans l'œil ... Ses habitants, enfin tout quoi.  

Il laissa ses yeux passer de gauche à droite de la pièce, elle sentait un peu l'humidité et une odeur de terre inconnue, les murs étaient d'un gris uniforme, comme ses mains sur une étagère en bois recelant toutes sortes d'objets. Il fit mouche en trouvant un petit paquet enrobé d'un papier transparent usé par le temps où il était écrit :

- Nooooon ... C'est pas possible !  

"Cigarettes" bien en grand.
De quoi le remettre d'aplomb. Il fallait bien apprécier les petits bonheurs de la vie quand ils se présentaient, tout d'abord elle, puis des cigarettes. Il en sortit une, pensant qu'elle avait un aspect étrange et qui n'avait rien à voir avec ce qu'il connaissait, pour la humer.

Ca fera l'affaire.  

Il revint vers le feu, se posant en tailleur devant elle, posant la cigarette à sa bouche et l'allumant avec une petite brindille enflammée. Il prit une bonne inspiration.

-  Oh lord, que c'est bon.

Expirant la fumée vers le centre de la scène, il continua.

- Ensuite, mes derniers souvenirs étaient ... Ma mort.  

Il avait peiner à lui dire mais il ne voulait pas qu'elle pense qu'il lui cachait des choses, l'honnêteté est souvent la meilleure base d'une relation.

- Je ne comprends pas, ce n'est pas logique, je ne devrais pas être là. Qu'est-ce que je fiche ici ? Par quel dessin, par quel moyen, y a t-il un responsable ou venons nous tous ici après la mort ?  

S'il se voulait d'être honnête, c'est qu'il supposait que s'en était de même pour elle. Peut-être ferait-elle de sincérité autant qu'il en prenait la mesure avec elle.

- Puis ma dernière question, je voudrais savoir, au-delà du pourquoi je suis encore en vie et la raison, comment re..  

Il se stoppa, il n'imaginait pas qu'après une brève rencontre, il ait un instant d'hésitation pour finir sa question. Sensation que son cœur se découpait, toutes sortes de pensées se dessinaient dans sa tête, mais sa loyauté restait envers la petite chinoise de son cœur, il avait besoin d'elle qu'importe les personnes qu'il connaissait déjà et toutes celles qu'il allait rencontrer, si elle était en vie, elle devait être terroriser et surement penser qu'il l'avait abandonner. Elle l'avait vu se faire transpercer et ensuite disparaître dans une sorte de halo lumineux.

- Comment retourner dans mon monde.  

Il l'avait dit, la regardant droit dans les yeux, son désir pour elle était parti bien qu'il sommeillait en lui et avait une envie furieuse de se raviver comme une flamme pour se jeter sur elle et avoir une folle nuit d'amour avec cette belle et mystérieuse inconnue.

Certes, ses questions cachaient ouvertement d'autres questions mais elle n'avait pas annoncer plus de terme dans les questions qu'il devait poser, il s'était dit qu'il pouvait prendre cette liberté.
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Flore Ravageuse
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MessageLun 1 Jan - 15:32


Ses yeux restaient bloqués sur le rouquin, son visage abordant une mine impassible, comme s'il était devenu compliqué de déchiffrer ses émotions. L'une de ses mains caressait la cape étendue sur ses genoux, attendant patiemment que monsieur pose ses questions. Elle se demandait par la même occasion ce qui allait se passer ensuite, rentrerait-elle au Panthéon ou resterait-elle ici, à discuter de la pluie et du beau temps ? Elle n'en savait rien, mais elle laissait le hasard faire les choses, un peu de surprise ne faisait de mal à personne.

Elle le suivit du regard quand il se leva pour se diriger vers un meuble, arquant un sourcil quand il cria de joie en trouvant un vieux paquet de cigarettes. Décidément, il était bien naïf, fumer le premier truc qui lui tombe sur la main, dans un endroit aussi glauque qu'ici, sur le Plateau notamment ? Peu de chose le rattachait à la vie alors. M'enfin, qu'il fume ce qu'il veut, ce n'est pas cela qui allait chambouler la vie de la déesse. Soupirant d'impatience, elle joua avec une mèche de cheveux, l'enroulant autour d'un doigt tandis qu'il reprit la conversation après ce petit moment d’interruption.

Elle écouta attentivement ses questions, mais son regard s'était perdu dans les flammes qu'elle craignait toujours autant, elle avait peur d'une simple petite étincelle qui pouvait sauter à tout moment vers elle. Tout le monde sait qu'une petite flamme peut créer un incendie titanesque dans une forêt. Penser cela la fit frissonner et elle regarda à nouveau Orhin quand il se stoppa soudainement dans sa conversation, ce qui étonna la déesse. Eh bien ? Pourquoi ce silence si soudain ? Oh... Si tu savais. Retourner dans le monde réel, elle aurait presque eu envie de rire, mais elle se retint pour ne pas éveiller plus de soupçons.

Se passant un doigt sur le coin des lèvres par réflexe comme pour enlever une trace de maquillage, elle inspira longuement, avant de finalement prendre la parole à son tour, jugeant qu'il n'avait plus rien à dire. Comment dire une partie de vérité quand cette dernière semblait aussi folle qu'une histoire fantastique ? Et puis bon, que craignait-elle, au fond ? En vérité, rien, il ne pouvait pas lui faire de mal sinon ça irait lui coûter sa vie, mais elle ne voulait pas tout lui dire, juste lui laisser le plaisir de tout découvrir par lui-même.

_ Alors... Sache que tu n'es pas mort. Tu es aussi vivant que n'importe qui d'autre, c'est pourquoi je suis étonné de te voir fumer ces cigarettes sans te demander ce qu'il n'y a rien réellement dedans... mais passons. Si tu es ici, c'est que tu as été choisi pour prendre part à un jeu, vois ça comme une opportunité, tu étais sur le point de mourir avant qu'ils te sauvent.

Bien sûr, chaque mot était prononcés d'une manière réfléchie, elle se devait bien d'ajouter un semblant de mystère à tout ça, il fallait à la fois dire la vérité et rester vague. Prenant une pause pour le laisser cogiter, la déesse en profita pour s’épousseter les vêtements qui commençaient à prendre de la poussière, ce qui la fit grogner. Elle n'avait plus vraiment envie de rester dans cet endroit bien longtemps et puis ça lui donnait un teint affreux. Mais bon, son calvaire allait bientôt cesser quand elle reprit enfin la parole pour répondre à la dernière question, prenant un ton sérieux pour chercher à effrayer l'humain.

_Et tu ne retourneras jamais d'où tu viens.

Qu'il était bon de prendre cette intonation pour apprendre à quelqu'un qu'il était prisonnier à vie dans un endroit aussi mortel que le Plateau, elle pouvait presque en sourire, mais elle ne le fit pas, observant plutôt Orhin d'un regard flegmatique.

_ Et comme j'ai dit, je ne répondrai plus à aucune question. Alors n'essaie pas de tenter quoi que ce soit pour me soutirer d’avantages d'informations, tu n'auras rien.

Et pour clôturer la conversation, elle se leva, prenant sa cape sous un bras pour la déposer sur une chaise qui trônait dans un coin, commençant ensuite à inspecter les détails de l'intérieur de la bâtisse avec comme seule source lumineuse un braiser, se rendant rapidement compte où se elle trouvait au final. Un bunker, comme c'est charmant.

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Orhin T. Vixen
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MessageMer 3 Jan - 11:31
En écoutant la première réponse de Flore, cela venait confirmer certains doutes et suppositions qu'ils s'étaient fixés un peu plus tôt avec sa première rencontre. L'endroit n'avait rien à voir avec le paradis ou l'enfer, ces dogmes religieux établis par les prêtres n'étaient là que pour effrayer mentalement et de façon existentielle les pauvres âmes cherchant un réparer le mal qu'ils se créaient  d'eux-même. Pauvres âmes perdus, errant dans leurs vies sans la vivre, ayant constamment le besoin que quelqu'un d'autre leur dicte quoi faire et quoi penser.

J'en étais sur … Il y a donc bien un « Ils » …    

Les deux protagonistes étaient passés à une bestialité attractive à une conversation impassible, une mouche aurait été de trop, il faudrait même qu'elle meure si elle venait à les interrompre, bien que les ardeurs étaient redescendus, une alchimie silencieuse était entrain d'opérer, sombre blasphème que d'opérer à l'encontre du destin.
Les yeux dans les yeux, si bien que ceux d'Orhin avait une furieuse envie de descendre un peu, il l'écoutait attentivement, appréciant son timbre de voix, décelant un caractère prononcé chez la jeune femme, quelque part, elle aurait été d'une banalité commune, il n'aurait sûrement pas prit la peine de perdre du temps avec elle. Informations ou pas.

De quel jeu parlait-elle ? Il avait déjà assisté à des combats interdits d'esclaves, les parieurs jetant leurs pièces comme s'ils allaient acheter une catin, ou bien dans un bordel allant en perverse et glauque humeur s'en payer une. Il espérait que ces « Ils » n'étaient pas des gens tordus, sinon, bien qu'ils l'aient sauvés, il les tuerait tous.
Il se leva de nouveau en mettant ses mains devant le feu et en se dégourdissant les jambes, mais à l'écoute de l'information suivante, son cœur se serra.

- Cc.. Comment ?  

Sa température monta en flèche, il sentait dans le ton de Flore qu'il n'y avait aucun détour, aucune négociation, aucune échappatoire à cette information, et en y réfléchissant un peu, elle devait être en ce monde depuis bien plus longtemps que lui pour arborer un ton aussi grave dans ces mots.

Aelya ! Aelya ! C'est impossible, il y a forcément une issue, quelques soient les forces en œuvres ...    

Son nom, son visage, tous les moments de bonheur passés s'entremêlaient dans son esprit, se muant doucement en douleur coupable, il s'approcha également doucement d'elle, une fois qu'elle eut tôt fait de déposer sa cape sur une chaise et qu'il remarque au loin du couloir une direction ayant le pas sur un escalier, son visage inchangé, hormis les larmes coulant le long de ses joues, cachant du mieux qu'il pouvait la tristesse qui lui ouvrait la poitrine. Il sourit.

-  Tu en es sûre ?  

Encore une question, il avait braver les conditions. Il se rappelait, à présent, c'était les informations aux mérites et il avait peut-être un besoin d'un réconfort qu'elle ne lui accorderait pas, ou qu'elle ne pouvait déjà en première cause, tout simplement pas comprendre puisqu'elle n'avait aucune connaissance de sa protégée. Avant qu'elle ne lui reproche, il l'a stoppa.

- Oui, je sais, plus de questions. Allons explorer un peu.  

Il prit une torche des flammes et la direction des escaliers menant plus bas, profitant qu'il lui tournait le dos pour lâcher le flot de douleur qu'il contenait. La salle ronde plus bas était démentielle. Une grande table octogonale se dressait en son centre, des choses en cadres se planquaient au fond, des meubles métalliques, s'il n'y connaissait rien, il dirait que cet endroit avait du servir en temps de guerre, et en temps de terrible guerre en vue de la salle équipé. D'autres portes étaient parsemés de parts et d'autres de la pièce, des noms comme : « Dortoir, Fonderie, Armurerie, Cachot, Appartement privée, Sanitaires, Salle de combat, Tunnels » étaient inscrits et l'endroit devait probablement receler d'autres pièces.

Une fois que ses larmes eurent la gentillesse de s'arrêter, il se retourna vers elle descendant l'escalier. Ses épaules dénudés et sa démarche eurent tôt fait de refaire monter l'adrénaline en lui, il n'avait probablement jamais vu pareille femme dans son monde. Venait-elle son monde aussi ?
L'air venait de quelque part mais n'était pas froid, il enleva aussi son manteau brun, histoire d'être sur un même pied d'égalité. Il remarqua qu'elle le détaillait aussi. Le jeu reprenait-il là où il s'était arrêté plus tôt ?

- Alors, mam'selle Flore, est-ce que tu es déjà venue ici ? Ce monde est tellement différent du mien.
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Flore Ravageuse
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MessageMer 3 Jan - 16:59


Tandis que son intérêt s'était porté sur un détail sans importance dans la pièce, la déesse croisa alors le visage d'Orhin, remarquant comme des reflets humides qui s'étalaient sur ses joues : il était en train de pleurer. Ne sachant pas comment réagir face à cela, elle détourna le regard, se demandant pourquoi si soudainement il avait craqué. L'annonce qu'elle lui avait faite comme quoi il était bloqué ici devait être plus dure à digérer qu'elle ne l'aurait imaginé, quelque chose (ou quelqu'un) sur Terre devait alors lui manquait terriblement. Mais au fond de lui, il semblait ne pas vouloir le montrer, préférant aborder un sourire. Mais allait-elle avoir un peu de compassion ? Difficile à dire quand on la connaissait, aussi froide que la pierre est Flore, beaucoup de choses ne l'atteignaient pas, alors la misère d'un seul humain n'allait pas pour autant lui serrer son pseudo cœur divin. Peut-être montrerait-elle un semblant de réconfort, mais qui disparaîtrait aussi vite qu'il serait apparu.

Il demanda alors la certitude de ses propos, mais se ravisa rapidement en sachant qu'elle n'y répondra pas, ce qui lui tira un léger rire, proposant plutôt une petite balade dans les profondeurs du bunker. N'ayant rien à faire devant elle, la déesse acquiesça et suivit le rouquin en direction des escaliers, prenant soin de rester suffisamment éloigné derrière lui pour ne pas être au plus proche des flammes de sa torche; un accident pouvait vite arriver.

Les escaliers étaient étroits, ça n'avait rien à voir avec l'architecture du Panthéon où tout était ouvert, spacieux et grand. Et propre, surtout. Descendre les marches était en réalité beaucoup plus compliqué, elle devait tenir dans une main les pans de sa robe pour ne pas trébucher et de l'autre, se tenir au mur pour garder un semblant d'équilibre, mais la poussière et autres matière étrange qui s'y trouvait la firent vite changer d'avis et elle se frotta rapidement les paumes des mains pour enlever les résidus de saleté, ce qui lui arracha une grimace. Faisant attention à chacun de ses pas, la déesse regardait silencieusement Orhin, visiblement curieuse de savoir pourquoi il avait pleuré. Un tour aux Archives irait lui éclairer sa lanterne et pour sûr, elle me manquerait pas l'occasion d'aller fouiller dans la vie du petit humain pour en apprendre plus sur lui et sur son histoire. Mais pour le moment, elle pouvait très bien lui demander un minimum de détails, du moins ce qu'il voulait, s'il venait à mentir, elle le découvrirait tôt ou tard.

Alors qu'il tourna la tête dans sa direction, Flore arriva à sa hauteur, tandis qu'ils se trouvaient à présent au premier étage. Que des couloirs lugubres où nul âme ne semblait vivre. Plantée devant Orhin, elle remarqua qu'il n'était pas aussi grand qu'elle, voir de la même taille. Il ne fallait que quelques pas de plus pour qu'elle soit collée à lui, l'espace des couloirs était suffisamment petit, mais elle se tenait toujours en retrait. Tandis que la lueur des flammes faisait vaciller leur ombre contre les murs, la déesse croisa les bras sous sa poitrine, affichant un léger sourire.

_ Dans ce genre d'endroit, tu veux dire ? Non, je n'irai jamais traîner dans des lieux aussi insalubres et sombres.

Alors elle passerait pour une femme difficile, mais n'en était-elle pas réellement une ? En effet, Flore aimait le luxe, les endroits propres et bien entretenus, il suffisait de voir sa chambre au Panthéon pour se figurer à quelle déesse on avait affaire. Mais surtout, les lieux de ce genre lui rappelaient sa vie d'humaine dans l'Angleterre victorien où elle avait dû se traîner dans la pauvreté et la misère de l'époque. Et sincèrement, elle ne tenait pas à y repenser.

Invitant ensuite Orhin à ouvrir la marche dans un couloir (et surtout parce que c'était lui qui tenait le flambeau), Flore lui emboîta le pas, touchant un instant du bout des doigts une parcelle de mur pour être sûre de quelque chose. En effet, elle pouvait faiblement sentir son pouvoir se manifester sous terre, mais ces murs de béton l'empêchaient d'y avoir totalement accès. Si un problème leur arrivait, elle n'était pas sûre de pouvoir sauver le petit humain une seconde fois, certes il lui restait son aura si un monstre se cachait ici, mais trop l'utiliser reviendrait à trop l'épuiser. Et puis une structure aussi vieille ne pouvait pas garantir une certaine solidité, revenir à utiliser son pouvoir élémentaire pouvait entraîner l'effondrement total. Alors mieux valait être prudent.

Tandis qu'ils continuaient leur progression souterraine, la déesse était bien curieuse de savoir ce qu'il se cachait derrière chaque porte devant laquelle ils passaient, mais allaient-ils continuer longtemps à marcher hasardeusement ? Pas ce que ça l'embêtait, mais elle ne tenait pas à errer comme une âme en peine dans ces couloirs morbides. Ainsi et pour combler son ennui, elle ouvrit une porte purement choisie de manière aléatoire et s'y engouffra, toussant pour attirer l'attention d'Orhin, histoire que le bougre se ramène pour qu'il éclaire la pièce. Dans la pénombre, elle pouvait à peine distinguer des meubles, mais ça semblait être comme une sorte de garde-manger, ou du moins une pièce qui semblait avoir servi à entreposer des choses à la vue des étagères, des nombreux cartons et des boîtes de conserves qui jonchaient le sol, dans l'une desquelles Flore tapa du pied accidentellement, l'envoyant voler au loin dans la pénombre.

_ Je suis bien curieuse de voir à quoi ressemble ton monde, Orhin. D'où viens-tu, exactement ?

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Orhin T. Vixen
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MessageJeu 4 Jan - 7:23
Sa remarque sur le lieux l'amusa, elle montrait une facette d'elle exigeante et qui aimait probablement le luxe, chose que lui n'avait pas connu. Il avait déjà eu affaire à ce genre de personne, aristocratie, bourgeoisie, noblesse, et il préférait de loin ceux que ces derniers qualifiaient d'inférieur, pour leurs sincérités, leurs honnêtetés, ils étaient vraies, simple, sans faux semblant et sans détours. Ils étaient aussi plus facile à piller, c'était toujours un plus lorsqu'on était en quête de richesse simple et malhonnête.

La pièce éclairé devait être un petit entrepôt à garde manger, comme les étables en hauteur où l'on gardait le blé pour éviter que les rats n'y viennent, ce qui ne les empêchaient pas de venir quand même. La pièce d'à côté était la cuisine, d'un équipement qu'il n'avait jamais vu. A l'évidence, chaque endroit qu'il rencontrait était une nouveauté, bien plus sophistiqué que tout ce qu'il connaissait. Au loin, des noms comme : « Infirmerie, Salle des archives, musées, salle aux trésors, agriculture » continuait d'affluer, comme si l'endroit était une mini-ville autosuffisante à elle toute seule. S'il était réellement condamné à ce monde, cet endroit serait un endroit sûr où s'installer.

Il tiqua sur la dernière réponse de la belle. En vérité, il ne pouvait mettre de mot sur son monde, la dénomination Terre existant déjà mais n'avait pas une connotation globale englobant la planète, la bible la nommait ainsi ou les grecs l'appelait Gaya, d'où provenait la vérité ultime de son monde ? Il n'en savait rien.

-  Je n'ai pas de réponse précise à te donner, car je ne sais pas, il y a bien des noms, la partie occidentale la nomme Midgard, Terre, Gaya, elle a d'autre noms en Asie, et dans d'autres régions, j'ai entendu le nom de Patchamama. Quel est le vrai, je n'en sais rien.  

C'était également un point de vue de réalité, nous voyions le monde que nous pensions, notre pensée créait donc notre réalité, si elle changeait d'un individu à l'autre, comment croire que ce que nous voyons est réel ? L'étions nous également ? Tant de mystère restait à éclaircir dans l'existence. Le fait qu'il se retrouvait ici était encore une preuve de la complexité de l'univers, de sa magie refoulé et incomprise.

- Et toi d'où viens-tu ?  

Dit-il en continuant sa marche, passant devant des réfectoires et des dortoirs. Il y avait de quoi accueillir tout un régiment. L'endroit lui plaisait, il pourrait en faire un temple comme celui d'Angkor dans lequel il vivait avant d'arriver ici, un lieu de paix où vivre mais de guerre si la situation devenait alarmante.

Des gens vivaient ici, c'est certains. Un contingent d'armée j'dirais …    

Heureux que rien ne s'apparentait à l'empire Qing qui l'avait traqué lui et Aelya, il se posait néanmoins une question.

- Je me demande bien où sont passés les habitants … Tu n'es que la deuxième personne que je rencontre avec ces foutus monstres, n'y a t-il donc personne d'autres ?  

Il se retourna vers elle sur sa droite, passant la torche derrière elle, sachant qu'elle n'avait pas l'air d'apprécier le feu, ce petit stratagème pour qu'elle lui tombe dans les bras l'amusa.

- Et bien, on dirait que tu aimes la chaleur mais pas le feu.  

Il émit un petit rictus satisfait et charmeur. Il espérait qu'elle ne capterait pas ce petit geste délibéré, mais la sentir prêt d'elle lui ôtait presque peine et chagrin, si elle ne pouvait faire preuve d'empathie sur son besoin de réconfort, il se contenterait d'un substitut. Et s'il était réellement coincé ici, son esprit et son cœur se souviendraient à jamais d'Aelya mais son présent se déroulait avec elle, là, maintenant.
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Flore Ravageuse
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MessageJeu 4 Jan - 11:49


Évidemment, elle parlait plus de l'endroit d'où il venait, où il était né, lui apprendre cela ne servit à rien car les divinités connaissaient les appellations de la Terre comme personne, eux-mêmes leur donner des noms différents, mais soit, elle acquiesça et se contenta de cette réponse, pas pressée d'en apprendre plus pour l'instant. Suivant le jeune homme dans son exploration, elle haussa des épaules en l’entendant lui demander d'où elle venait, comme si elle s'en fichait délibérément arrivé à ce stade du questionnement, en sachant qu'il ne poserait pas plus de questions car la belle n'y répondrait plus.

_ Un monde où règnent les plus puissants de ce monde.

De quoi l’émoustiller suffisamment, Flore fit mine de se désintéresser du rouquin pour  se concentrer sur son environnement, s'enfonçant toujours au plus profond de la terre. Il n'y avait que le bruit de leur pas qui résonnait dans les couloirs, pas un monstre semblait alors vivre ici, ce qui était bien surprenant en sachant qu'un endroit pareil pouvait abriter bien des monstruosités. La déesse songeait à dire à Croc de rajouter quelques-unes de ses bestioles ici, il ne fallait pas non plus que cela soit si facile à explorer pour les pauvres petits mortels.

Tandis qu'ils avançaient, Flore avait les yeux rivés au sol, commençant à être tannée de marcher. Elle soupira en entendant Orhin demander quelque chose, levant les mains et les épaules comme réponse, lassée.

_ Eh bien, c'est à toi de le découvrir. Ce monde est suffisamment grand pour abriter des... HÉ !

Dans son mouvement, quand il se retourna vers elle, le rouquin avait frôlé du bout de sa torche la déesse, faisant passer le flambeau derrière elle, la faisant crier de surprise. Elle n'eut alors pas d'autre choix que de se retrouver au corps-à-corps avec l'humain, sentant peu à peu la chaleur des flammes lui mordre la peau, éveillant en elle une peur et une colère incommensurable. Elle ne bougeait plus, presque figé à cause de ce qui se passait et elle commençait à voir clair dans le jeu d'Orhin, s'il voulait d'elle, il devrait la mériter et ce n'était certainement pas en se comportent ainsi qu'il aurait quoique se soit.

En levant les yeux vers lui, une terrible secousse terrestre se produisit alors, si bien que la structure en avait légèrement tremblé. Sa colère avait réveillé son pouvoir car la belle se sentait en danger, ça se voyait à travers ses yeux qu'elle n'avait pas apprécié ce geste. Posant un doigt contre le torse du jeune homme, la déesse le força à reculer, son regard suffisamment ancré dans le sien, comme si elle aurait voulu le tuer sur place rien qu'en un battement de cils. Sa mâchoire s'était serrée, ses membres étaient tendus, une seule caresse aurait suffi à libérer le fauve en elle.

_ Ne t'avises plus jamais de recommencer cela, siffla-t-elle comme un serpent se préparant à attaquer.

Une seconde secousse suivit ses propos, encore plus intense que la précédente, tandis qu'elle fit rapidement volte-face, rebroussant chemin en direction des escaliers et bien décidé cette fois-ci à rentrer au Panthéon. Chacun de ses pas était lourd, la terre tremblait à petit intervalle et si ça continuait, elle ne donnerait pas cher de cet endroit.

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Orhin T. Vixen
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MessageSam 6 Jan - 16:47
Déception.
Son sourire ne cacha pas l'ironie qu'il ressentait. Au fond, chacun n'était intéressé que par l'égoïsme de son propre bonheur. Tandis qu'en faisant une brève rétrospective, elle n'avait été que peu curieuse contrairement à lui. Le mystère, le charme, le jeu de question, la bestialité entre eux, c'était un mélange qu'il se délectait alors que sa condamnation le rongeait et ne lui intimait que de se pendre ou de se tirer une balle, préférant une mort brève plutôt qu'une vie longue loin d'Aelya.

Dieu, ou Dieux, que son pistolet lui manquait.

Alors qu'elle le forçait à reculer gentiment et en le menaçant, il prit soin d'écarter soigneusement la torche d'elle, affichant un air impassible, il peinait à déchiffrer sa complexité comme elle n'était pas réceptive à ce qu'il ressentait. Il ne s'était en revanche pas tromper vis-à-vis d'elle, elle était bien spéciale, ses émotions primitives agissant sur la matière. Alors qu'elle reprenait le chemin vers les escaliers, déformant au passage le sol sous ses pas, il tourna les talons, bien décider à voir ce que cachait un endroit pareil.

- Tssss les femmes …  

Il tira une nouvelle cigarette et l'alluma avec sa torche, aspirant une bonne bouffée sous le son des talons de la femme capricieuse partant. Il tourna sur un couloir quittant brièvement la vue de Flore lorsque, sans crier gare, quelque chose le percuta violemment, l'envoyant percuter un mur.
Un cri strident, saccadé et continu, résonnant dans tous les couloirs de l'endroit où il se trouvait. Il avait perdu la torche et son paquet de cigarette. Tournant la tête vers Flore, il cria :

- Flore ! Vas t-en !  

D'un geste sec, il prit appui sur son dos pour se redresser sur ses jambes mais la vision qui apparut suffit à lui insuffler la peur. D'apparence humanoïde, ses bras s'allongeaient occupant toute la hauteur et la largeur du couloir où il se trouvait.

Merde, pas le choix …  

Il n'avait jamais refuser un combat, cependant, celui qui s'annoncer s'avérait plus que dangereux mais il s'élança, bondissant sur ses jambes et rattrapant ce qu'il avait perdu au passage. La créature, n'eut qu'un moment pour le saisir au vol, et elle le saisit, empoignant Orhin par le col et l'envoyant de nouveau voler dans les airs au pied des escaliers.

-  Aargh …  

Il s'estima chanceux, avec la force de la bête, il aurait pu se casser la colonne vertébrale si celle-ci avait percuté le coin d'un escalier. Il n'était pas de taille. Il se releva, empoignant Flore au passage par la main. Il n'avait aucune solution, et en vue de la vitesse des réflexes des créatures, il n'aurait surement pas le temps de s'échapper du complexe. Il tourna les yeux vers elle alors qu'ils tentaient de s'enfuir. Au culot et à l'audace, il lui demanda.

- Fais tomber le mur.  

La créature élançait son corps entre les parois des couloirs, tonnant son crie meurtrier. Étaient-ils sur son territoire ? Ou avait-elle faim ? Comment comprendre ne serait-ce qu'un signe de ce que cette nouveauté se présentait devant lui ? Il n'y avait aucun signe qu'il puisse traduire, pas le moindre indice, juste la peur et l'approche de la mort que leur nouveau compagnon lui insufflait.

- Flore, je t'ai vu quand les sortes de loup nous ont attaqué, j'ai vu le sol se mouvoir sous ta volonté quand j'ai approché la flamme près de toi. Si tu as ne serait-ce qu'un minimum de pouvoir, condamne ce couloir, vite !  

Il n'avait que peu de temps, sans le vouloir, il lui prit les mains, non pas pour implorer qu'elle lui sauve la vie, comme elle avait du le faire plus tôt dans la soirée mais plus comme gage de sa confiance en elle. S'il comprenait quelque chose dans l'instant, c'est qu'il n'avait pas encore les moyens de survivre seul dans ce monde, qu'elle avait beau être mystérieuse et contenir des secrets, elle ne pouvait pas les divulguer. Mais elle, pouvait les sauver tous les deux. La regardant dans les yeux, il voulait que son âme parle à la sienne, lui insufflant l'unique chose qu'il prononça :

- J'ai confiance en toi.  

Il ne l'avait rencontré que quelques heures plus tôt et malgré ça, malgré le fait qu'il ait un mal de chien à s'accrocher à une personne, qu'Aelya fut la seule exception, malgré le fait qu'habituellement il devait prendre un temps considérable pour donner sa confiance qu'il estimait précieuse, puisque vivant dans un monde plus que dangereux, la donner gratuitement était un gage de mort certaine, pendant cette instant, elle était à elle.

-  Je sais que tu peux le faire.  
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Flore Ravageuse
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MessageSam 6 Jan - 21:40


Elle ne voulait plus rester ici, son unique désire était de rapidement retrouver le confort et la chaleur du Panthéon, sa volonté lui criant de le faire sans plus attendre. Elle n'en pouvait plus de cet endroit, de ces créatures et de cet homme au caractère de cochon et qui avait tenté tant bien que mal d'essayer de faire tomber Flore dans ses filets. Elle ne mordait jamais aux hameçons, elle passait toujours pour la femme inaccessible et qui aimait se faire désirer mais là, il avait joué d'une façon qui lui avait guère plus. Alors au diable si monsieur le voyageur n'était pas content, il aurait dû y réfléchir à deux fois avant d'agir de la sorte.

Tandis que l'un s'éloignait de l’autre sans jeter un regard en arrière tels des enfants boudeurs, Flore s'apprêta à grimper les marches quand elle entendit un cri percer le silence du bunker, suivit de la voix d'Orhin qui scandait son nom en lui disant de partir. Mais la belle en fit autrement, soudainement hésitante à laisser le pauvre homme seul face à ce qui l'attendait. La déesse ne pouvait rien craindre, mais allait-elle le laisser se battre face à une des horreurs de sa sœur ? La bête en décidant autrement quand elle envoya voler le jeune homme en direction de l'escalier, Flore manquant peu de se le prendre en pleine face.

C'est alors qui lui saisit la main quand il se releva, ce qui eut pour effet de surprendre la déesse avant qu'il ne lui demande d'user de ses fameux pouvoirs qu'il avait pu remarquer tantôt. Une lueur de stupéfaction brillait dans le regard de la divinité et elle ne savait que dire si ce n'était oui, mais une phrase vint subitement lui pincer le cœur, ce genre de phrase à laquelle elle ne s'attendait jamais vu que très peu de gens lui avaient accordé de pareils mots autrefois. Un étrange sentiment l'envahit soudainement et elle ne savait quoi aborder comme expression si ce n'était un air confus et aucun mot n'osait sortir par peur de briser l'effet d'apaisement qu'il avait su établir chez elle.

Un cri au loin ramena rapidement la déesse les pieds sur terre et elle contourna Orhin sans hésiter, s'approchant face à la créature qui arrivait dangereusement dans sa direction.

_ Tu nous déranges, dit-elle avec une pointe d'amertume dans la voix en s'adressant à la bête.

Se postant face au monstre, Flore tendit une main dans sa direction, claquant des doigts sans attendre une seconde de plus. Comme si le temps s'était suspendu, la déesse ne craignait pas ce qui lui arrivait droit devant, restant stoïque tandis que la chose fonçait sur sa proie et comme si rien ne pouvait l'arrêter, tel un train en marche. Puis sans crier gare, la terre se remit à trembler mais cette fois-ci, il n'y avait pas de coupures et les tremblements s’intensifiaient, comme si une chose démesurée arrivait à toute vitesse sous terre en direction du bunker.

Pile au moment où la créature voulut contourner Flore pour feindre sur Orhin, quelque chose éclata le mur en béton juste derrière elle, dévoilant d'emblée dans un nuage de poussière et de débris tout une masse de solides racines s'apparentant à celles d'un arbre, gesticulant à terre et saisissant en un clin d’œil la monstruosité, pour ensuite venir s'enrouler autour comme un serpent cherchant à étouffer sa victime. Couinant de la même manière qu'un animal désespéré, la chose aux tentacules s'agita comme un beau diable pour tenter de se défère de ses liens mais rien n'y faisait, peu à peu se laissant contre son gré être tiré en arrière pour la forcer à venir sous terre.

Brusquement et dans un dernier cri, le monstre disparut en un éclair par où était arrivé le bouquet de racines, laissant un trou béant dans le mur. Mais un craquement vint sauter aux oreilles de la déesse et elle leva les yeux au plafond, remarquant des fissures qui se formaient à partir du trou. Mais juste avant qu'elle ne put pousser un soupir, le béton et la terre s'écroulèrent devant elle dans un fracas titanesque, la forçant à reculer brusquement et bouchant totalement l'accès aux restes des galeries. Enfin, la divinité se mit à tousser à cause des particules de poussière qui traînaient dans les airs, s'époussetant les vêtements et les cheveux en soupirant avant de revenir ensuite vers le jeune homme.

Elle s'arrêta finalement face à lui, saisissant doucement son visage entre ses mains pour chercher une quelconque blessure grave, n'en trouvant que des superficielles et quelques bleus; il devrait sérieusement commencer à penser à être prudent à l'avenir. Cet homme était étrange à ses yeux, elle ne savait pas par où le saisir, comment le comprendre et elle n'arrivait pas à se faire une idée concrète sur son caractère et sa manière d'agir, faisant de lui un être imprévisible et il lui rappelait bien des hommes qu'elle avait connus. Mais une chose était sûre : ils partageaient un certain désir, s'attirant et se repoussant comme des aimants et ça, Flore n'en doutait pas une seconde.

_ De rien.

Lui adressant un sourire suivit d'un léger rire, la déesse laissa un instant ses mains caresser le visage du rouquin avant de passer devant lui pour commencer à monter les marches.

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MessageDim 7 Jan - 12:09
Tout s'était passé tellement vite, et il avait vu juste. Elle détenait bel et bien le pouvoir en elle. Il n'avait cependant pas deviner à quel point ses pouvoirs étaient grands.
Par sa simple volonté, des racines géantes vinrent de nulle part mettre à bas la créature, perçant sans effort les parois de la bâtisse semblant si solide, et elle devait l'être pour des êtres normaux. Elle n'eut qu'à exprimer son mécontentement. Orhin était bouche bée, à mi-chemin entre la terreur et la fascination. Si dans son monde, l'on brûlait des sorcières, elle n'avait rien à voir avec ces créatures, ce qu'elle était devait à coup sur être d'un niveau bien supérieur.

Jesus Christ … Tu n'as plus qu'à bien te tenir …  

Les racines cependant avaient trop fracturés les parois, et ces dernières s'écroulèrent, jetant dans un sursaut, Orhin en arrière. La poussière mit son temps avant de se disperser quand elle apparut, face à lui dans ce décor sombre et sale. Cela n'enlevait rien à sa beauté. Lui, au sol, elle, debout, il ne savait que dire, un simple merci serait tellement dérisoire, voir risible. Sa mâchoire essaya d'exprimer quelque chose quand elle le coupa, vérifiant son état suivi d'une caresse sur le visage avant de prendre la parole. Cela l'amusa.

Il se releva, ramassant la torche au passage, la flamme luttant péniblement à travers la poussière pour rester en vie. La bougre partait je-ne-sais-où, et non, son cœur s'emballant, elle ne pouvait pas partir comme ça. Il pressa le pas.

Tu ne t'en tiras pas comme ça !  

Montant les marches, sa silhouette se dessinait et se mouvant sous la flamme dansante de la torche.

Aelya, je ne sais pas ce qu'il m'arrive … J'ai peur de ne plus jamais te voir, j'ai peur que tu ne deviennes plus qu'un songe, je ne sais pas qui elle est pourtant … M'a t-elle jeté un sort ? J'en sais rien mais …

Il pensait, pensait, pensait, sans cesse, sans s'arrêter, le temps, une fois encore, s'allongeant de tout son long pendant qu'il grimpait les marches qui les séparaient d'elle, puis de sa main libre, il saisit la sienne, l'intimant que cet instant devenait précieux aux temps lui même, comme la première pierre d'un édifice, comme si la magie s'empreignait de l'endroit à l'image d'une petite fée qui subjuguerait sa forêt rien que par sa présence. Il la regarda dans les yeux. Agir ainsi ne lui ressemblait pas le moins du monde.

- Je ne t'ai pas dis merci.  

Et il était très sérieux, elle s'était promptement avancé en lui disant : « De rien », si rapidement. Il s'approcha d'elle, lâchant la torche qui roula vers le bas des escaliers, passant une main sur sa hanche, l'autre derrière son cou. Et ses lèvres touchèrent les siennes, comme le rêve touchant les cieux.

Il ne comprenait plus, s'abandonnant totalement à ce moment.

Merci …  
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MessageDim 7 Jan - 13:46


Elle pouvait déjà commencer à sentir le parfum de sa chambre et entendre son lit l'appeler, il lui suffisait seulement de récupérer sa cape avant de partir une bonne fois pour tout de ce bunker. La sortie était proche, elle pouvait sentir le vent lui caresser le visage, il ne restait que quelques marches et quand elle voulut franchir le seuil pour accéder à la pièce principale, quelque chose lui attrapa vivement la main, la retenant de partir. Dans un mouvement fluide, la déesse se retourna pour constater qu'Orhin refusait de la laisser s'en aller, mais elle n'aurait su dire la raison qui le poussait à agir ainsi. Pourquoi ne voulait-il pas la voir partir, jusqu'à même lui courir après ? Il était tard, tous deux étaient fatigués de cette nuit mouvementée alors elle lui aurait simplement dit un au revoir mais avec ce qui l'attendait, elle n'aurait pu dire non. Flore rigola quand il s'adressa à elle pour ce qu'elle avait dit tantôt, mais au moment où elle voulut prendre à son tour la parole, elle fut coupé par un baiser soudain.

Comme si on avait mis un film en pause, la déesse n'entendait plus rien si ce n'était leur souffle, elle ne bougeait plus, son corps prit au piège dans les mains du jeune homme, s'abandonnant finalement à l’étreinte. Alors il s'était enfin décidé à passer le cap, ce n'était pas trop tôt décidément, elle avait failli attendre longtemps et ce n'est pas comme si elle avait l'éternité devant elle. La divinité, fermant les yeux, répondu aussitôt en l'embrassant en retour, glissant ses doigts dans le cou du jeune homme. Elle usa subtilement de son aura pour faire ressentir quelque chose à Orhin, comme un sentiment de protection.

Ça aurait pu durer de longues minutes, mais la déesse coupa court au moment en se détachant doucement des lèvres du mortel, reprenant son souffle. Ses mains étaient restées accrochées à son cou, le caressant docilement tandis qu'elle ancra son regard dans celui de l'humain, lui souriant.

_ Tu sais, il existe d'autre moyen pour retenir une femme.

Mais connaissant Flore, il existait différents moyens pour l'empêcher de partir, alors l'embrasser dans la foulée ne faisait partie que d'une option parmi tant d'autres et puis fallait avouer que ça ne la déplaisait guère, ça la faisait se sentir importante aux yeux de quelqu'un. En observant le jeune homme, un désir bouillant se mit à renaître chez la déesse, elle voulait le sentir, le toucher de tout son être et puis il avait ouvert le bal, pourquoi partir maintenant quand la fête ne faisait que commencer ? Orhin, petit homme plein de surprise.

La déesse lui adressa alors un regard plein de désir, comme pour lui indiquer quelque chose qu'elle voulait ardemment et espéra qu'il eut compris, parce qu'elle ne voulait pas perdre de temps. Empoignant son col, elle le tira en avant pour lui ordonner de monter les quelques marches restantes, avant de se coller à nouveau à lui en arrivant dans la pièce principale, ses mains glissant le long de son torse. La divinité parcourut rapidement la pièce du regard, cherchant un lieu adapté où elle pourrait laisser ses désirs s'envolaient. Elle se souvint d'une pièce où elle avait lu quelque chose comme "appartement" mais elle savait que l'endroit allait être aussi insalubre que le reste du bunker et coucher dans un lit aussi sale ne l’enchantait guère plus, mais avait-elle vraiment le choix en voyant le reste de la bâtisse ? Elle grogna intérieurement, il fallait qu'elle passe outre ses petits excès de diva.

Tout en l'embrassant à nouveau, Flore força le jeune homme à reculer jusqu'à la porte de l'appartement privé, pénétrant ensuite en fanfare à l'intérieur.
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MessageJeu 11 Jan - 11:51
Il se laissait guider, heureux de constater que sa démarche avait été plus que bien apprécié, jusqu'aux appartements privée, qui étaient bien plus spacieux que les dortoirs qu'ils avaient croisés. L'euphorie ne faisait que croître depuis qu'elle l'avait empoigné par le col pour l'emmener jusqu'au lit, cependant, Orhin était un prédateur solitaire, et bien qu'il appréciait l'audace de la jeune femme, il préférait de loin se sentir comme le mal dominant.
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MessageVen 12 Jan - 0:59


En entrant dans la pièce, Flore aurait juré, à l'écoute du vacarme qu'ils faisaient, que tout le Plateau s'était réveillé, le Panthéon y compris. Comme si tout d'un coup ils s'étaient retrouvé seuls au monde, la déesse se fichait à présent du bruit qu'ils provoquaient à cause de leur mouvement ou bien de leur souffle, il n'y avait plus rien qui importait à par le moment présent où elle prenait un plaisir fou. Et si quelqu'un venait à les épier, elle l'aurait volontiers invité à rester au vu de la bestialité qui régnait entre les deux partenaires.

Après avoir guidé le jeune homme jusqu'au lit, la déesse se laissa emporter quand il l'empoigna pour l'envoyer valser sur le matelas grinçant et sans se faire prier, il se jeta sur elle pour la dévêtir, dévoilant l’entièreté de son corps divin et cela, sans qu'elle n'eut à dire ou faire quoique se soit; il avait envie d'elle et rien ni personne n'aurait pu à ce moment-là se mettre entre les deux.



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MessageMar 16 Jan - 17:52
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MessageMer 17 Jan - 20:23


Alors que leurs souffles se mélangeaient dans une cacophonie de gémissements, la déesse faisait danser ses mains sur la chevelure du mortel, descendant un instant aux épaules puis au torse, le parcourant de caresses tout aussi félines que tendres. Elle aimait le contact et la chaleur que produisaient ces ébats, il y avait quelque chose qui la rassurait au fond d'elle à chaque fois qu'elle laissait ses désirs prendre vie et jusqu'à maintenant, chaque partenaire qu'elle avait eu, aussi nombreux qu'ils avaient été, laissait une marque empreinte d'audace en la déesse, la faisant se sentir tout aussi puissante et supérieure à ses semblables. En tant que divinité, elle se sentait comme la seule à être au plus proche du contact humain, si bien qu'elle s'en était terriblement attaché et il lui était désormais impossible de se séparer de ces petits bouts de chairs qui à ces yeux, étaient bien plus vivants et vrais que ses confrères et consœurs. Une belle bande d'hypocrites qu'ils étaient, elle y comprit.

Quand ils se mirent à ralentir, Flore passa ses bras autour du cou du jeune homme, le fixant d'un air quelque peu interrogatif et se demandant ce qu'il pouvait bien penser. Elle le laissa faire quand il la débarrassa d'une mèche gênant son visage, lui caressant l'arrière d'une crâne tout en s'amusant à enrouler ses mèches rousses à ses doigts. Mais elle se stoppa dans ses mouvements quand il prit la parole, arquant un sourcil. Encore cette phrase, pourquoi dire une chose pareille ? À ses yeux, Orhin n'était qu'un simple mortel bien naïf et elle n'arrivait pas à savoir comment et pourquoi il pouvait se permettre de dire cela, il connaissait une partie de ses pouvoirs et savait qu'il ne fallait pas s'attaquer à elle, mais il n'était pas au courant de son histoire, de sa provenance, il y avait une partie bien trop mystérieuse chez la belle que n'importe qui aurait jugé bon de ne pas lui faire totalement confiance. Alors pourquoi être aussi crédule ? Elle m'y cela sur le fait qu'il était un humain et avait des réactions humaines.


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