Āyōtōchtli
Deux

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Date d'inscription : 24/07/2017

MessageLun 24 Juil - 21:35
Āyōtōchtli
ft. Kotal Khan/Mortal Kombat

Prénom(s) ::  Āyōtōchtli
Surnom(s) ::  Tōchtli
Âge ::  26 ans
Sexe :: Masculin
Orientation sexuelle :: Hétérosexuel
Nationalité :: Aztèque (Maintenant le Mexique)
Groupe désiré :: Pique

Époque d'origine :: Fin du 15ème siècle — Début du 16ème siècle
Situation conjugale :: Célibataire, entretient une relation secrète avec une prêtresse
Situation familiale :: Fils unique
Ancienne profession :: Prêtre

(Vous pouvez distribuer 250 points)
Force :: 80/100
Vitesse :: 40/100
Endurance :: 70/100
Intelligence :: 60/100

Avis sur la situation :: Au delà de l'incompréhension (autant d'être perdu dans un lieu inconnu et d'être devenu bleu,) il refuse complètement l'idée de l'existence de dieu qui ne sont pas les siens. Mais mort ou pas, il tient à faire sa marque à ce nouveau monde et qui sait, peut-être, y restaurer la puissance de son Empire...
Avatar du personnage

Caractère

Né dans l’opulence et bercé toute son enfance par des rêves de grandeur, Āyōtōchtli est, sans mauvais jeu de mot, un personnage très coloré en recherche constante de pouvoir. Sanguin, ambitieux et méprisant, il porte un très grand respect à sa culture, surtout pour ses nobles, et n’a aucun remord à dire tout haut ce qu’il pense du reste, puisqu’il est bien au dessus de ça, ce qui le mène parfois à des propos misogynes et racistes. De par sa profession, il sait captiver les foules et se faire paraître plus grand que nature dans de grands discours, mais rêve sans arrêt de violence et de guerre, croyant toujours que c’était là son vrai destin. Le futur est choisi dès la naissance et l’Aztèque n’avait pas le choix que de suivre la voie choisie par les dieux, au plus grand regret de sa famille qui le croyait « plus fort que ça. » Il a passé le reste de sa vie à tenter hargneusement de le prouver, ce qui le rend colérique et susceptible quand il est défié ou remis en question. Certains peuvent y voir une grande figure soucieuse de garder son image intact, mais d’autres y verront plutôt un enfant mal élevé dans une éternelle quête d’approbation…
Étant atteint d’une maladie rare rendant sa peau bleue connue aujourd'hui sous le nom "d'argyrisme", Āyōtōchtli en est très honteux, et risque de réagir violemment à toute remarque à ce sujet.


Physique

Taille :: 1m85
Poids et corpulence :: 89 kg. Musclé et très bien bâti sans pour autant faire dans l’excessif.
Teint de la peau :: Bleue grisâtre, à cause de son argyrisme. Autrefois mat.

Yeux :: Autrefois bruns. Maintenant d’un bleu profond, incluant la sclère.
Coupe et couleur des cheveux :: Noirs rejoignant à peine l’épaule, attachés bien haut sur sa tête.

Visage :: Un peu bouffi, à la mâchoire carrée.
Sourcils :: Plutôt épais.

Particularités :: Quelques cicatrices sur ses bras et son torse qui sont extrêmement définies après avoir été rouvertes plusieurs fois.
Style de vêtement :: Normalement très bien vêtu de riches habits d’apparats, ne porte qu’un pagne simple et quelques pièces d’armure au moment de son enlèvement. Porte toujours une lourde coiffe en bronze et en cuir à l’effigie d’un aigle sertie de plumes, en hommage à son père.
Emplacement du tatouage de clan :: Sous le menton
Autres tatouages :: Plusieurs tatouages tribaux sur le torse et dans le dos.

Épaules :: Carrées et bien proportionnées
Mains :: Mains assez grosses, mais avec des doigts un peu courts.
Jambes :: Longues et musclées.
Démarche :: Très assurée, comme si chaque pas avaient été pensés avant d’être posés, à une vitesse qui ne faillit jamais.

Sa voix :: Grave et d’une fausse douceur, sauf quand il se fâche.

Première impression quand on le/la voit :: Il impose beaucoup de respect, les gens se font souvent tout petit et se sentent intimidés. C’est un sentiment qui peut cependant se dissiper très vite, selon la personne.


Histoire

Une main posée sur mon front me fait sursauter alors que j’ouvre les yeux, cherchant d’où provient le contact soudain. Citlalli reste parfaitement immobile malgré mon geste, ne craignant rien de ma part, et continue d’appliquer ses différents remèdes. Nous sommes tous les deux des serviteurs des dieux : notre caste est condamnée au célibat, pourtant même avant que je ne tombe malade, avant que les conquérants espagnols ne convoitent nos terres, je visitais déjà le lit de Citlalli dans le plus grand secret. Dès mon arrivée à Cholula, c’est comme ça que ça s’est passé entre nous. Ce fut toujours sans amour, simplement par désir, autant charnel que politique, car sous ses airs de princesse innocente, cette femme est sans doute l’une des pires vipères de tout l’Empire, et son territoire de chasse grandit toujours...  Elle chasse les secrets, piègent les hommes dans leurs propres armes, et dévore leur réputation, sans même que ses proies n’aient la chance de connaître son nom. Et elle est à moi. J’ai dompté l’indomptable et maintenant, nous sommes l’une des forces les plus influentes de Cholula, une à laquelle on ne résiste pas.
Ça n’a pas toujours été le cas. Alors que je n’étais qu’un gamin et elle une petite peste, je l’ai bien tourmentée, ça m’amusait de l’entendre pleurnicher et hurler dès que je la poussais pour lui voler quelque chose, un outil, un jouet. Mais rien de ça ne semble avoir laissé de réelles séquelles sur notre relation, vu comment elle se penche doucement sur moi pour me murmurer :

-Tu rêvais?

Je hoche la tête faiblement et pointe du menton mon casque à tête d’aigle, posé avec cérémonie sur une table plus loin. Elle comprend. Pose sa tête contre mon torse et faisant courir ses doigts le long de ma gorge. Les frissons se multiplient. Si seulement…

-Ton père n’aurait pas laissé ces hommes avancer. Mais tu n’es pas…

-Mon père est mort au combat. Il ne se serait jamais laissé couver comme un oisillon pendant que l’ennemi rôde.

-Personne ne t’en voudra si tu pars, Tōchtli. Regarde-toi.

Mais je ne l’écoute plus et tente plutôt de me relever, la repoussant sans merci. Elle m’aide à me redresser mais me laisse quitter le lit seul, pour marcher lentement vers la table où mon casque et quelques autres pièces d’armures qui m’ont été prêtées se trouvent. J’enfile le tout lentement, contrôlant tant bien que mal ma respiration. Citlalli s’approche lentement et remarque que je tremble. Elle fait mine de rien, n’ose pas soupçonner à voix haute que c’est de peur que je tremble.
Moi non plus, je ne veux pas l’admettre.

Les Espagnols sont arrivés à Cholula il y a plusieurs jours déjà, mais les récits de leur invasion se sont propagés parmi le peuple bien avant. Depuis quelques mois, leur nom court sur toutes les langues, surtout sur celles des hautes sphères de la hiérarchie, car la menace est bien réelle : temples profanés, remplacé par leurs fausses croyances, trésors pillés avec toujours plus de hargne et d’avarice, les plus grands noms de l’Empire crachés dans leur mauvaise langue avec mépris… Et dire que certains ont cru aux prophéties. Que le chef des chontali signifiait le retour du dieu Quetzalcóatl, revenu prendre sa place à la tête de l’Empire… Beaucoup trop d’entre nous ont été assez bêtes pour le croire, avec raisons.
Au moins, certains l’ont été moins pour comprendre la menace un peu plus tôt.
Et maintenant, l’Empereur a ordonné au dirigeant de Cholula de piéger les Espagnols et de les exterminer à leur sortie de la ville. Ce ne sera pas facile, ils sont venus avec leurs alliés Tlaxcaltèques, mais des troupes supplémentaires ont été promises pour aider à combattre. Des femmes et enfants ont déjà commencé à être évacués, mais certaines familles ne souhaitent pas encore partir.
J’étais déjà malade quand Citlalli m’en a parlé, et j’ai toujours refusé d’être évacué avec les civils. Elle n’a pas arrêté de tenter de me faire changer depuis.

Un ami soldat a accepté de m’aider à rester en me prêtant quelques vieilles pièces d’armures, me conseillant de les porter souvent pour habituer les envahisseurs à ma présence et à ma fausse identité. C’est juste pour quelque jours, mais je trouve quand même une grande satisfaction à parader ainsi, déguisé en guerrier, à prétendre que c’est la vérité. C’est ce que j’ai toujours voulu. C’est ce que ma famille souhaitait, mon père plus que tous les autres.
Mais le destin nous a tous déçu.

Il y a quelques heures, le capitaine des chontali a convoqué tous les nobles de Cholula, il dira quelques mots et il partira, comme prévu. Après un peu de repos, je me sens enfin prêt à y aller. Des gens, j’en ai tué plein, sans résistance, sans même avoir accès à tous mes sens. Ils ne me croient pas prêt à participer à un massacre. Un prêtre n’est pas un soldat. Mais je suis prêt à tout, surtout à leur prouver que ce n’est pas mon cas.

Avant que je ne parte, Citlalli me tend une grande gourde de peau, rempli de l’antidote à mon mal. Il fonctionne, mais il en faut des quantités de plus en plus grandes pour être efficace. J’incline doucement la tête pour la remercier, en prend une grande gorgée, puis attache la gourde à ma ceinture avant de partir.
Le soleil de plomb m’aveugle dès que je mets les pieds dehors et c’est en tenant ma main devant mon visage que je me dirige vers la place publique, où plusieurs nobles sont déjà présents. J’aperçois quelques prêtres qui me saluent quand je passe près d’eux, leur visage dur m’annonçant que quelque chose de mal est en train de se produire. Une voix forte parle en espagnol, suivit d’une petite voix féminine qui traduit en nahuatl… oh non. Ils savent. Ils ont appris pour l’embuscade et maintenant ils nous confrontent. La voix du grand prêtre se laisse entendre alors que lui et quelques autres tentent d’expliquer que ce n’était pas notre idée, nous n’avons qu’obéi aux ordres… une peur terrible me prend au cœur et je commence à reculer pour fuir quand une explosion retentit et le noble juste à côté de moi s’effondre, sa tête devenue une fontaine de sang. La foule se disperse en hurlant pendant que les soldats espagnols sortent leurs épées et s’attaquent à ceux les plus près d’eux sans hésitation. Des flèches rejoignent les coups de feu alors que je m’éloigne de plus en plus, trop désorienté pour savoir où je vais et ce que je dois faire. J’aperçois le grand prêtre à quelques mètres, tout aussi confus, son regard croise le mien et j’y vois une terreur sans nom, la réalisation d’un échec des plus douloureux, avant qu’un Espagnol l’attrape par derrière et porte son épée à sa gorge.

Il n’a même pas le temps de crier.

Je me croyais inébranlable et forte tête. J'ai rêvé des horreurs de la guerre toute ma vie, maudit le destin qui m'avait empêché d'en faire partie. Mais en voyant ce vulgaire fantassin espagnol égorger le doyen comme un porc, soudainement je deviens un enfant au milieu d'un cauchemar, qui tente de fuir les monstres sans succès. Quelques secondes trop tard, j'aperçois le reste du combat, les Tlaxcaltèques entrés dans la cité qui assassinent sans compter les guerriers, armés ou non, les prêtres sans défense, les marchands suppliant pour être épargné. Tous ceux qui ont été convoqués... et les innocents qui ont eu le malheur de se trouver trop près.
Ils savent et ils ont choisi de frapper les premiers. Et c'est la pire horreur que j'ai vu de toute ma vie.
Et les civils qui n'ont pas été évacués...
... Cittlali!

Incapable de contrôler ma respiration, je me retourne pour revenir sur mes pas et tombe nez à nez avec un soldat espagnol, prêt à me transpercer de son épée. Plus rapide, je dégaine mon poignard et fonce pour lui trancher la gorge. Sans attendre, je continue de le frapper à répétition jusqu'à ce que les coups le fassent tomber pour ne jamais se relever, puis relève la tête pour apercevoir la demeure de ma prêtresse.

Quatre soldats viennent d'entrer. Ils ont arraché la tenture devant la porte. Mon cœur est un brasier, ma tête un poids de fer qui ne demande qu'à tomber... Peut-être que je l'aimais un peu. Elle était à moi. Et maintenant... trop tard pour la reprendre.
Ces sauvages vont tuer tout le monde. Impossible de les arrêter, mais si j'agis vite, je devrais pouvoir fuir. Qu’est-ce que je peux faire d’autre?
Je crois que mon nez coule. Malgré la sueur et le sang qui perle ma peau, cette dernière garde sa teinte bleuie par la maladie. Les sauvages ressortent, penauds; quelque chose éclate en moi. Hurlant de colère, je cours vers le petit groupe à toute vitesse et ils se retournent, les yeux écarquillés de terreur, trop surpris pour réagir. Je me souviens vaguement d’avoir rêvé de faire ça.
Je feinte avec mon couteau qui se fige dans l'œil du soldat le plus proche et une gerbe de sang asperge les trois autres alors que j'utilise ce nouveau levier pour forcer ma dernière victime à se retourner pour l'attirer contre moi, suite à quoi je retire la lame de son orbite pour la plaquer contre sa gorge, dissuadant ses compagnons de tenter de le sauver. Le pauvre hurle, gesticule, mais je le retiens fermement.

- ¡Apártate! ¡APÁRTATE!

Je n'aime pas utiliser ce langage de sauvages, du moins pas les quelques mots que j'ai appris malgré moi. Mais je veux me faire comprendre, et ces idiots ne feront jamais l'effort de comprendre le nahuatl.
Rapidement, je fais marche arrière en entraînant mon prisonnier avec moi pour disparaître entre les bâtisses, cherchant une sortie. Les soldats sont partout, les cadavres souillant le sol aussi... Mon bouclier encaisse plusieurs coups, au point où je dois le soulever pour qu'il ne s'affale pas complètement. Il faut sortir... il doit bien y avoir une brèche.

Et brèche il y a.

Je cours vite, me faufile en traînant mon otage et la seconde d’après, je m’éloigne, hurlant un amalgame de langues pour empêcher qui que ce soit de m’attaquer alors que je recule vers la forêt. Des Espagnols me voient, leur expression reste de marbre quand ils bandent leurs arcs et commencent à tirer flèches après flèches, qui me frappent moi et mon captif. Mes cris ne sont plus ceux d’un humain, mais ceux d’une bête sauvage, traquée et sur le point de mourir. L’Espagnol dans mes bras ne crie pas, ne bouge pas plus. Je lâche mon fardeau et file vers la forêt, retenant à peine mes larmes sous la douleur, avec cette peur constante que mes jambes finiront par lâcher d’elles-mêmes. J’ai mal, ma gorge, mon nez me brûlent, ma tête se remplit d’air, ma peau est toujours d’un bleu très pâle. Ça doit être le froid. Les malades ont souvent froid.

Je marche quelques mètres de plus avant de m’affaler contre un arbre, à bout de souffle. En tremblant, j’attrape ma gourde et la porte à mes lèvres. Je me moque que ce soit le remède, j’ai besoin de boire… alors je bois, jusqu’à ce que mon ventre menace d’exploser. Un bruit de pas attire mon attention et je relève la tête ; un Tlaxcaltèque se tient à quelques mètres devant moi, armé jusqu’aux dents. Je me tends et lance mon couteau. Il n’a même pas besoin de bouger pour esquiver, il avance…
Il me regarde de haut comme s’il attendait que je dise quelque chose. Je crache à ses pieds.
Je me demande si c’est comme ça que mon père a péri. J’étais en pleine formation quand il est mort, je ne l’ai appris que des années plus tard en sortant du calmecac. Je lui avais imaginé une belle mort.
Mes paupières s’alourdissent sous la défaite. Après tout ce que j’ai vu, aucune mort ne sera belle.

Un peu de vous

Ton prénom :: C-C-C-CHLOWÉ
Ton âge :: 20 ans
Ton puf:: Rigaam
Expérience de rp :: Vétérante ‘^’

Comment as-tu découvert le forum? :: Je l’ai trouvé au plus profond de mon cœur… c’est pour ça que ç’a l’air d’la mar//SBAFF//
Parrain/Marraine ? :: Je suis indépendante
Tes premières impressions / choses à améliorer :: Pluuuuuuuus de bouffe.
Code du règlement :: Dévoré par Croc
2000 MOTS PILE TABARNAK. HOW ABOUT THAT?!

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Flore Ravageuse
Déesse

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Date d'inscription : 13/01/2017

MessageSam 5 Aoû - 14:43

Blablabla, tout est bon, blablabla validé. Hop, ça part chez les piques dksdnfsdjfnsd. ♥
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