Olivia StashDeux de Pique
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MessageJeu 8 Juin - 23:15
Un bruit de roches qui s’entrechoquent au loin fut la première chose que j’entendis. J’ouvris les yeux pour découvrir une obscurité totale. J’ignorais où je me trouvais ni même comment je m’étais retrouvée dans cet endroit étrange. La dernière chose dont je me souvenais, c’était de m’être faite attaquée par une meute de coyotes dans la forêt, mais la dureté du plancher sur lequel j’étais allongée me laissait savoir que je n’étais plus dans la forêt. Il n’y avait pas de béton, dans la forêt, après tout. Tout ce qui m’étais arrivé dans les deux dernières semaines me revenait lentement en tête. Tout cela me semblait tellement loin que les souvenirs me sembaient surréels. En fait, je me demandais même si tout cela n’avait été qu’un rêve, puisque je ne semblais pas avoir de morsures ou de griffures à cause de l’attaque des bêtes que j’avais croisées. Tout ce qui me laissait savoir que mon avion s’était bel et bien écrasé était la gale qui s’était formée dans le fond de ma tête à cause de ma blessure à l'atterrissage.

Lâchant un grand soupir de découragement, je me levai et tentai, à tâtons, de trouver une sortie. Je n’avais aucune idée d’où j’étais, ni comment me sortir de là. Je ne voyais absolument rien et je n’avais rien pour m’aider à voir ou pour créer de la lumière. Dans les grosses lignes, j’étais vraiment dans la merde. Tout ce que je pouvais déduire de ma situation, c’était bien que j’étais dans une bâtisse quelconque et qu’il devait forcément y avoir une sortie. Je trouvai un mur non loin de moi et décidai de le longer pour trouver une porte sans me casser la gueule quelque part, sans grand succès. Il y avait tellement de débris au sol que je manquais de tomber à chaque cinq ou six pas en faisant un vacarme énorme de ferraille et de roche qui raclent contre le béton.

Tout à coup, je crus entendre un bruit non loin de moi. Je me dirigeai vers sa source, curieuse de savoir ce que c’était. Peut-être que c’était une autre personne ? Si c’était le cas, ça valait la peine de la trouver au cas où elle connaîtrait le chemin pour sortir ou aurait une idée intelligente pour nous faire sortir à défaut de connaître le chemin. J’avais à peine fait quelques pas que je m'effondrai au sol, déboulant violemment une cage d’escalier que je n’avais pas anticipée. Je m’écrasai en-bas avec un grand cri. Si quelqu’un d’autre se trouvait dans les environs, cette personne savait désormais qu’elle n’était pas seule.
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Richard de VermontDeux de Coeur
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MessageDim 18 Juin - 17:35
Il pleure et ne semble pas avoir bientôt fini de pleurer. Il pleure pour avoir vu sous ses yeux une personne très chère pour lui, une petite fille qui lui donnait l’envie de sortir jouer avec et qui recevait tout son intérêt. Un enfant qui partageait avec lui ses préférences et ses goûts, quelqu’un qui l’écoutait et qui demandait toujours plus de détails. Il pleure pour sa petite fille, Pearl, pour qui il aurait tout sacrifié pour qu’elle soit encore avec lui. C’est bien les meilleurs qui partent toujours en premier. Mais de là à condamner un si petit bout de chair…

Il continue de pleurer tout son chagrin et ce n’est que graduellement qu’il se rend compte que le lit auquel il est accoudé est étrangement inconfortable tout d’un coup. Lentement, il ouvre les yeux, craignant de voir le cadavre de son enfant qui lui rappellera automatiquement que c’est celui de Pearl et que cette dernière ne reviendra plus jamais. Il retire les mains de son visage, s’attendant de repartir en larmes, mais c’est à sa grande surprise que sa vision avec les yeux ouverts est à peu près la même qu’avec les yeux fermés. Il n’y a plus de lumière dans la chambre, et il remarque qu’elle est la douce odeur de lavande a laissé place à quelque chose de beaucoup plus malodorant. Ce n’est pas normal, Richard le voit bien. Son premier réflexe en est un de père et il tâtonne le lit en espérant toucher le corps. Mais il ne s’en que sous ses doigts de la crasse sur du bois. Il touche toute la surface et comprends que c’est un banc de bois. Un banc de bois!

Il se relève, affolé, et se débarrasse de la saleté qui s’est accumulée sur ses mains. Il n’est plus dans la chambre, et il ne sait pas où il est. Il sait juste que c’est sale, dégoutant et que ça sent mauvais. Il s’empresse de sortir son mouchoir pour y enfouir son nez si sensible. Le réconfort est minime, mais c’est mieux que rien. Il fait le tour de lui-même deux fois, essayant de se situer, mais n’y parvient pas. Est-il en train de rêver? Non, car même les pires cauchemars ne sentent pas si mauvais. Il parvient enfin à percer le noir, pour remarquer qu’il est dans une gare…sous-terraine? Mais il n’y pas de gare sous-terraine proche de chez lui! Mais où est-il bon sang? C’est en sursautant qu’il entend des échos de bruits plus loin.

-Fran, c’est toi? demande-t-il tout bas.

Pas de réponse, et il l’appelle plus fort. Il n’est pas fou, il sait qu’il y a quelqu’un là-bas. Il continue d’appeler sa femme, tout en s’avançant maladroitement, à force d’éviter des débris invisibles, vers la source du vacarme.

-Fran, c’est Richard! Es-tu là? Sais-tu où nous sommes? Sais-tu où est Pearl? J’étais avec elle, j’avais les yeux fermés et quand je les ai ouverts, j’étais dans le noir. Apparemment, toi aussi, remarque donc. As-tu remarqué que nous ne sommes plus à la maison? Je pense que nous avons été drogués et déplacés ici? Mais je n’ai pas de blessure, es-tu blessée? As-tu été…

Il n’a pas le temps de terminer sa phrase qui sent un corps atterrir sur ses pieds. Il sursaute, lâchant une exclamation de surprise et de terreur. Il crût pendant un instant qu’il s’agissait d’un cadavre, mais il se rend bien compte, avec les gémissements, que la femme est bien vivante. Il se penche et tente de son mieux, dans le noir complet, d’aider cette pauvre dame à se relever. C’est en l’agrippant qu’il commence se à se douter de l’identité de cette personne. Après l’avoir remise sur ses deux pieds :

-Vous n’êtes pas Fran, n’est-ce pas?

Visiblement, ça ne s’annonce pas bien. Sa femme n’est pas là, il est avec une étrangère et il ne sait même pas si cette personne est responsable de sa situation ou est dans le même bateau que lui. Il n’a pas envie de s’occuper de quelqu’un d’autre en ce moment, mais il ne sait rien de ce qui se passe. Il se retient de se présenter, car si ça se trouve, probablement que la femme le sait déjà.

-Quel est votre nom, madame? Vous sonnez comme si vous êtes dans un piètre état. Que faites-vous ici?

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